Frise chronologique
limite XIIIe-XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
limite XIIIe-XIVe siècle (≈ 1450)
Édification de l'église, nef et chœur.
XIVe siècle
Fortification et surélévation
Fortification et surélévation
XIVe siècle (≈ 1450)
Adaptations défensives et modifications structurelles.
fin XVe-début XVIe siècle
Ajout de la tribune
Ajout de la tribune
fin XVe-début XVIe siècle (≈ 1625)
Aménagement intérieur postérieur.
3 mars 1969
Classement monument historique
Classement monument historique
3 mars 1969 (≈ 1969)
Inscription à l'inventaire des MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AM 94) : inscription par arrêté du 3 mars 1969
Personnages clés
| Abbaye du Moutier d'Ahun - Institution patronne |
Détentrice du patronage de l'église. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martial de Saint-Martial-le-Mont, située dans le département de la Creuse en Nouvelle-Aquitaine, date de la limite entre le XIIIe et le XIVe siècle. Elle illustre la transition architecturale entre le gothique primitif et les adaptations défensives du bas Moyen Âge. Son patronage appartenait à l'abbaye du Moutier d'Ahun, soulignant son importance religieuse régionale. L'édifice se compose d'une nef de trois travées voûtées d'ogives, dont la dernière forme un chœur à chevet plat, agrémenté de chapiteaux sculptés. Une tribune, ajoutée entre la fin du XVe et le XVIe siècle, témoigne d'évolutions ultérieures.
La structure a subi des modifications notables, comme une surélévation et une fortification au XIVe siècle, reflétant les tensions de l'époque. Un portail en tracé brisé, orné de voussures et abrité sous un auvent, marque la façade occidentale. À l'intérieur, une poutre transversale a été installée après l'affaissement d'une clef de voûte, causé par la grande portée des ogives. L'église, classée monument historique en 1969, conserve des éléments architecturaux remarquables, comme des têtes sculptées sur les chapiteaux et un cordon d'archivolte mouluré.
L'édifice, propriété de la commune, reste un témoignage de l'architecture religieuse limousine, mêlant fonctions spirituelles et adaptations pratiques. Son inscription à l'inventaire des monuments historiques souligne sa valeur patrimoniale, tout en invitant à découvrir son histoire à travers ses détails architecturaux préservés, comme les contreforts et les formerets de la nef.