Frise chronologique
1560
Achèvement de la tour-clocher
Achèvement de la tour-clocher
1560 (≈ 1560)
Tour de 40 mètres en grès.
milieu du XVIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église
milieu du XVIe siècle (≈ 1650)
Remplacement d'une église médiévale par l'édifice actuel.
XVIIe siècle
Embellissements par Colbert
Embellissements par Colbert
XVIIe siècle (≈ 1750)
Restauration liée à la seigneurie.
1905
Classement du bas-relief
Classement du bas-relief
1905 (≈ 1905)
Ange de la Résurrection attribué à Coustou.
1921
Classement monument historique
Classement monument historique
1921 (≈ 1921)
Protection de l'édifice entier.
1987
Installation de l'orgue Giroud
Installation de l'orgue Giroud
1987 (≈ 1987)
17 jeux sur deux claviers.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 23 juillet 1921
Personnages clés
| Jean-Baptiste Colbert - Propriétaire de la seigneurie |
A embelli l'église au XVIIe siècle. |
| Nicolas Coustou - Sculpteur |
Auteur présumé de l'Ange de la Résurrection. |
| Henri Mathieu - Verrier local |
Auteur de vitraux comme l'Arbre de Jessé (1883). |
| Frères Vessières - Artisans verriers |
Auteurs de vitraux du XIXe siècle. |
Origine et histoire
L’église Saint-Martial de Seignelay, située dans le département de l’Yonne en Bourgogne-Franche-Comté, est un édifice gothique flamboyant construit au milieu du XVIe siècle à l’emplacement d’une église médiévale. Elle se trouve au centre du bourg, près de l’allée du château, et dépend de l’archidiocèse de Sens. Classée monument historique en 1921, elle est réputée pour son orgue moderne (1987) et ses vitraux des XIXe et XVIe siècles, dont certains proviennent de l’atelier local des frères Vessières.
L’histoire de l’église est liée à Jean-Baptiste Colbert, qui acquiert la seigneurie de Seignelay au XVIIe siècle. Il y développe des manufactures, restaure le château et embellit l’église, intégrée dans un bourg en expansion. La façade, aux statues mutilées, domine une nef voûtée de nervures et un chœur éclairé par des baies ogivales. Parmi les éléments remarquables figurent un maître-autel du XVIIe siècle (tronqué dans les années 1970), une chaire Louis XIII, et un bas-relief en marbre blanc du XVIIIe siècle, attribué à Nicolas Coustou et classé en 1905.
La tour-clocher, haute de 40 mètres et terminée en 1560, abrite quatre cloches fondues sous Napoléon III par la fonderie Jaclard de Metz. Elles portent les noms Anne-Marie, Marie Conçue sans péché, Michel-Joseph et Nicolas-Modeste. Les vitraux Renaissance subsistent dans les sommets des baies du chœur, tandis que d’autres, comme l’Arbre de Jessé (1883), sont l’œuvre du verrier local Henri Mathieu. L’église, située sur le chemin de Compostelle, reste un lieu de culte actif et un témoignage de l’architecture religieuse de la Renaissance en Bourgogne.
L’édifice conserve également des œuvres d’art comme L’Adoration des bergers (tableau du XVIIe siècle) et un ange de la Résurrection, bas-relief classé dont le pendant se trouve au musée d’Auxerre. Son orgue actuel, construit par Giroud, remplace un instrument antérieur, soulignant son rôle musical historique. La localisation précise de l’église est le 15 Rue de l’Église, à Seignelay (code Insee 89382).