Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Nef et chapiteaux sculptés datés.
XIIIe siècle
Ajout du portail nord
Ajout du portail nord
XIIIe siècle (≈ 1350)
Chapiteaux à fleurs de lys et crochets.
1641
Refonte de la façade ouest
Refonte de la façade ouest
1641 (≈ 1641)
Modification majeure au XVIIe siècle.
31 janvier 1964
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
31 janvier 1964 (≈ 1964)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 960) : inscription par arrêté du 31 janvier 1964
Personnages clés
| Évêque de Limoges - Patron de l’église |
Détenteur du droit de patronage médiéval. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martial-et-Saint-Blaise de Croze, située dans le département de la Creuse en Nouvelle-Aquitaine, est un monument dont la construction s'échelonne entre le XIIe et le XVIIe siècle. Elle se distingue par une architecture simple mais soignée, avec une nef unique voûtée d'un berceau brisé, divisée en trois travées par des doubleaux reposant sur des colonnes engagées. Les chapiteaux, ornés de motifs variés (animaux, feuillages, personnages), ainsi que le portail nord du XIIIe siècle, aux chapiteaux décorés de fleurs de lys et de crochets à boule, témoignent d’un savoir-faire artistique remarquable pour l’époque.
Le patronage de l’église revenait à l’évêque de Limoges, soulignant son importance religieuse et locale. L’édifice intègre une chapelle du XVIIe siècle, tandis qu’une ancienne chapelle seigneuriale a été transformée en sacristie. La façade ouest, refaite en 1641, et le clocher-mur à pignon triangulaire complètent cet ensemble architectural. L’église, classée Monument Historique en 1964, reflète les évolutions stylistiques et fonctionnelles traversées au fil des siècles, depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque moderne.
Les éléments décoratifs, comme les chapiteaux sculptés et les motifs floraux, ainsi que les transformations ultérieures (notamment la sacristie et la façade), illustrent à la fois la piété des commanditaires et les adaptations nécessaires à la vie paroissiale. L’absence de tour massive, remplacée par un clocher-mur, pourrait indiquer des contraintes budgétaires ou une préférence pour un style plus sobre, typique des petites églises rurales du Limousin.