Frise chronologique
Fin XIe siècle
Première église attestée
Première église attestée
Fin XIe siècle (≈ 1195)
Donation à Marmoutiers par Raoul de Janzé
1874
Début de la reconstruction
Début de la reconstruction
1874 (≈ 1874)
Première pierre bénie par l’évêque de Rennes
1887
Achèvement du chantier
Achèvement du chantier
1887 (≈ 1887)
Église consacrée au Sacré-Cœur
1888
Bénédiction des cloches
Bénédiction des cloches
1888 (≈ 1888)
Quatre cloches fondues par Bollée
18 avril 2016
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
18 avril 2016 (≈ 2016)
Protection de l’édifice en totalité
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. AC 114) : inscription par arrêté du 18 avril 2016
Personnages clés
| Raoul de Janzé - Seigneur donateur |
Cède l’église à Marmoutiers vers 1090 |
| Godefroy Brossay-Saint-Marc - Évêque de Rennes |
Bénit la première pierre en 1874 |
| Jules et Henri Mellet - Architectes rennais |
Conçoivent l’église néoromane (1874-1887) |
| Augier - Sculpteur vitréen |
Réalise stalles et chaire en châtaignier |
| Dom Séjourné - Moine facteur d’orgues |
Conçoit l’orgue installé en 1930 |
Origine et histoire
L’église Saint-Martin de Janzé trouve ses origines au XIe siècle, lorsqu’une première église dédiée à saint Martin est donnée en 1090 par Raoul de Janzé aux bénédictins de l’abbaye de Marmoutiers. Ce prieuré, appelé la Franceule, dépendait de Béré et fut confirmé par les évêques Marbode et Hamelin de Rennes. L’édifice médiéval, partiellement roman, comportait une nef du XVIIe siècle, une chapelle seigneuriale du XVe et un portail Renaissance. En 1880, des vestiges des XIe et XVIe siècles y étaient encore visibles, dont la base de la tour et un chevet à pans coupés.
La reconstruction actuelle débuta en 1874, sous l’impulsion de l’évêque Godefroy Brossay-Saint-Marc, qui bénit la première pierre le 18 octobre. Conçue par les frères Jules et Henri Mellet (architectes rennais auteurs de l’église Saint-Martin de Vitré), la nouvelle église néoromane fut dédiée au Sacré-Cœur, à saint Martin et à saint Pierre. Le chantier, mené jusqu’en 1887, coûta 450 000 francs, avec des contributions marquées comme les 32 000 francs pour les stalles et la chaire en châtaignier, sculptées par Augier de Vitré, ou les 15 000 francs pour l’autel de Cachalfroc (Paris).
L’édifice se distingue par son plan en croix latine, sa tour-lanterne à coupole et une flèche de pierre de 67 m. L’intérieur alterne pierre de Caen, tuffeau de Saumur et granite gris, avec un décor sculpté omniprésent (chapiteaux inspirés de l’Arche de Noé). Les vitraux historiés, réalisés par Champigneulle, intègrent un chemin de croix, une rareté. L’église fut inscrite aux monuments historiques le 18 avril 2016, reconnaissant son architecture et son mobilier exceptionnels (maître-autel, chaire, stalles).
Le clocher abrite quatre cloches, fondues par Bollée du Mans et bénies en 1888. Le bourdon Sacré-Cœur (3 300 kg, Sib2) est accompagné de Saint-Martin (2 100 kg), Saint-Pierre (1 350 kg) et la Nation (1 250 kg). L’orgue, initialement portatif (Debierre, XXe siècle), fut remplacé en 1930 par un instrument de Dom Séjourné (abbé de la Source), reconstruit en 1972 par Yves Sévère. Son buffet en chêne, logé dans l’abside, conserve une esthétique sobre avec 25 tuyaux apparents.