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Propriété de la commune
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
…
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIe siècle (≈ 1150)
Édification de la nef et des murs gouttereaux, éléments les plus anciens.
XIIe siècle
Voûtement de la nef
Voûtement de la nef XIIe siècle (≈ 1250)
Ajout de la voûte en berceau et des arcs doubleaux.
XVIIe siècle
Ajout des chapelles
Ajout des chapelles XVIIe siècle (≈ 1750)
Construction de quatre chapelles dédiées à des familles locales.
1751
Construction du clocher
Construction du clocher 1751 (≈ 1751)
Édification du clocher actuel au-dessus de la travée du chœur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 22 mai 1900
Personnages clés
Gaspard de Chabans
Fondateur de la chapelle Saint-Michel au XVIIe siècle.
Francis Chigot
Peintre verrier ayant réalisé des vitraux contemporains.
Origine et histoire de l'Église Saint-Martin
L'église Saint-Martin d'Agonac (Dordogne) se dresse isolée à l'entrée sud‑ouest du bourg, adossée à son cimetière et en bordure de la route menant à Château-l'Évêque. L'édifice, de plan roman, comporte une nef voûtée en plein cintre, un avant‑chœur couvert d'une coupole à pendentifs surmontée du clocher, et une autre coupole sur pendentifs dominant l'abside. Des éléments défensifs témoignent de son usage militaire entre le XIIIe et le XVe siècle. L'église a été construite principalement aux XIe‑XIIe siècles, mais conserve des baies du siècle précédent; les murs gouttereaux de la nef paraissent en partie formés de remplois et le mur gouttereau sud, en petit appareil, semble le plus ancien. Il est probable que l'édifice était d'abord charpenté au XIe siècle; la couverture en voûte en berceau de la nef, réalisée au XIIe siècle, a nécessité le montage de trois puissants murs‑diaphragmes et la création d'arcs doubleaux divisant la nef en trois travées. La travée droite du chœur et l'abside, coiffées de coupoles sur pendentifs, illustrent l'art roman périgourdin. La travée de chœur fut surélevée pour aménager des chambres de défense sur deux niveaux accessibles par un escalier à vis placé dans l'angle nord‑ouest; l'abside a probablement été surélevée à la même période. Les contreforts qui renforcent l'édifice datent d'après les guerres de Religion. Au XVIIe siècle, l'église comportait quatre chapelles relevant de familles locales — les Bordes, de Lagut (dédiée à sainte Anne), Chabans (chapelle Saint‑Michel fondée par Gaspard de Chabans) et Montardit — et une chapelle dédiée à saint Jean l'Évangéliste est également signalée. Le clocher au‑dessus de la travée du chœur actuel remplace un clocher antérieur et a été élevé en 1751. La charpente et la couverture ont fait l'objet d'une restauration en 1844‑1845. En 1892 l'architecte Dennery décrivait l'édifice comme en « état de vétusté complète » et proposait la démolition de la nef et la conservation des parties orientales, projet qui n'a pas été réalisé. Classée au titre des monuments historiques le 22 mai 1900, l'église a bénéficié de travaux de consolidation à partir de 1915, puis entre 1918 et 1922, en 1933 et enfin de réparations importantes de la voûte et des travées pendant les années 1941‑1943; le clocher a été repris en 1956. L'intérieur conserve des vestiges de peintures murales des XIVe‑XVe et du XVIIe siècle, et des vitraux contemporains signés du peintre verrier Francis Chigot de Limoges.