Frise chronologique
XIIe siècle
Construction de l'église actuelle
Construction de l'église actuelle
XIIe siècle (≈ 1250)
Remplace une église antérieure du VIIIe siècle.
XIIIe siècle
Possession des templiers
Possession des templiers
XIIIe siècle (≈ 1350)
Commanderie établie, travée détruite.
1640
Inhumation de François de Hautefort
Inhumation de François de Hautefort
1640 (≈ 1640)
Marquis enterré dans le chœur.
1770
Fin des inhumations
Fin des inhumations
1770 (≈ 1770)
Dalles funéraires dans la nef.
1800s
Rehaussement du dallage
Rehaussement du dallage
1800s (≈ 1800)
Dalles funéraires désalignées.
25 avril 1925
Classement monument historique
Classement monument historique
25 avril 1925 (≈ 1925)
Inscription officielle.
1994
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
1994 (≈ 1994)
Sarcophages exhumés.
2011
Restauration de la toiture
Restauration de la toiture
2011 (≈ 2011)
Couverte de lauzes.
2013
Installation des vitraux
Installation des vitraux
2013 (≈ 2013)
Œuvre de Kim En Joong.
juin 2018
Ajout d'une Vierge Noire
Ajout d'une Vierge Noire
juin 2018 (≈ 2018)
Sculpture de Krys.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. 359) : inscription par arrêté du 25 avril 1925
Personnages clés
| François de Hautefort - Premier marquis de Hautefort |
Inhumé dans le chœur en 1640. |
| Kim En Joong - Artiste dominicain coréen |
Auteur des vitraux (2013). |
| Krys - Artiste franco-néerlandaise |
Sculptrice de la Vierge Noire (2018). |
Origine et histoire
L’église Saint-Martin d’Ajat, située dans le département de la Dordogne en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice roman et gothique dont la construction débute au XIIe siècle. Elle remplace une première église datant peut-être du VIIIe siècle. À l’origine, elle était reliée au château d’Ajat par une travée de la nef, aujourd’hui détruite, témoignant de son intégration dans un ensemble défensif et religieux.
Au XIIIe siècle, l’église passe sous la possession des templiers, qui y établissent une commanderie. Cette période marque une transformation de l’édifice, avec la destruction de la travée reliant l’église au château et l’ajout d’un mur occidental pour fermer la nef. Le chœur, de style roman, contraste avec la nef remaniée à l’époque gothique, bien que des traces suggèrent un voûtement primitif en coupole.
L’église sert de lieu d’inhumation jusqu’au XVIIIe siècle, comme en attestent les nombreuses dalles funéraires gravées sur le sol de la nef. En 1640, François de Hautefort, premier marquis de Hautefort et seigneur d’Ajat, y est inhumé dans le chœur. Au XIXe siècle, le dallage est rehaussé d’un mètre, perturbant l’alignement original des dalles funéraires.
Classée monument historique en 1925, l’église subit des restaurations majeures au XXIe siècle : la toiture est refaite en lauzes en 2011, et des vitraux contemporains, créés par le dominicain coréen Kim En Joong, sont installés en 2013. En 2018, une figurine de la Vierge Noire, sculptée par Krys, est ajoutée près de l’autel. Des fouilles en 1994 révèlent également des sarcophages enfouis.
Architecturalement, l’église se distingue par son clocher-peigne à quatre baies, son abside hémicirculaire voûtée en cul-de-four, et un bahut défensif percé de meurtrières. Le mobilier inclut une croix de procession du XVIIe siècle classée, ainsi que des sarcophages visibles le long de la façade sud. L’édifice illustre ainsi une superposition de styles et d’usages, du Moyen Âge à l’époque contemporaine.