Frise chronologique
938
Rattachement à Cluny
Rattachement à Cluny
938 (≈ 938)
Abbaye rattachée à l’ordre clunisien.
1101
Statut de prieuré
Statut de prieuré
1101 (≈ 1101)
Réduction de l’abbaye en prieuré.
1441
Incendie destructeur
Incendie destructeur
1441 (≈ 1441)
Chapelle romane et église paroissiale détruites.
XVe siècle (1450-1480)
Reconstruction gothique
Reconstruction gothique
XVe siècle (1450-1480) (≈ 1465)
Édifice actuel bâti par Antoine de Balzac.
1476
Don du retable
Don du retable
1476 (≈ 1476)
Retable de la Passion offert par Michel de Changy.
1746
Second incendie
Second incendie
1746 (≈ 1746)
Réparations jusqu’en 1746.
1788
Fin de la vie monastique
Fin de la vie monastique
1788 (≈ 1788)
Départ des derniers moines.
1840
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1840 (≈ 1840)
Première liste de Prosper Mérimée.
2010-2011
Classements complémentaires
Classements complémentaires
2010-2011 (≈ 2011)
Façades, toitures et prieuré protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église Saint-Martin : classement par liste de 1840 - Les façades et les toitures des anciens communs (cad. A 207) : inscription par arrêté du 22 avril 2010 - Le prieuré incluant tous ses anciens bâtiments : logis, communs, hôtellerie et hospice ainsi que les parcelles sur lesquelles il se trouve, soit : les façades et les toitures du prieuré (ancien logis), la totalité du rez-de-chaussée avec son escalier d'honneur, l'ancien logis du prieur situé au premier étage avec ses décors, le tout situé dans l'aile est (cad. A 2636) ; l'aile sud, avec en totalité les bâtiments de l'ancien hôpital et de l'ancienne hôtellerie, avec leurs décors peints (cad. A 2613, 202, 201) ; en totalité : les bâtiments du réfectoire et les galeries du cloître (cad. A 2615, 2616, 2171, 2172) ; les façades et les toitures des anciens communs (cad. A 2170) : classement par arrêté du 25 novembre 2011
Personnages clés
| Antoine de Balzac d’Entragues - Prieur et évêque |
Reconstructeur de l’église au XVe siècle. |
| Odilon de Cluny - Abbé de Cluny |
Fondateur de la chapelle romane (XIe). |
| Michel de Changy - Conseiller ducal |
Donateur du retable de la Passion (1476). |
| Philippe le Bon - Duc de Bourgogne |
Commanditaire indirect via son conseiller. |
| Rogier van der Weyden (ou maître anonyme) - Peintre flamand |
Auteur présumé des volets peints. |
| Prosper Mérimée - Écrivain et inspecteur |
Auteur du premier classement (1840). |
Origine et histoire
L’église Saint-Martin d’Ambierle, située dans le département de la Loire en Auvergne-Rhône-Alpes, est à l’origine la chapelle d’une abbaye bénédictine fondée au Haut Moyen Âge. Dédiée à Martin de Tours, elle fut rattachée à l’ordre de Cluny en 938, puis réduite au statut de prieuré en 1101. L’édifice actuel, de style gothique, fut reconstruit au XVe siècle par le prieur Antoine de Balzac d’Entragues après un incendie en 1441 qui détruisit la chapelle romane du XIe siècle, fondée par Odilon de Cluny. Depuis, elle accueille les fidèles de la paroisse.
L’église subit un second incendie en 1746, nécessitant des réparations jusqu’à cette même année. La présence monastique prit fin en 1788 avec le départ des derniers moines. L’édifice se distingue par sa toiture de tuiles polychromes vernissées de style bourguignon et un campanile ajouté au XIXe siècle. Classée dès 1840 sur la première liste des Monuments Historiques, elle abrite des éléments remarquables comme le retable de la Passion (1476), des vitraux du XVe siècle et des stalles classées.
Le prieuré, organisé autour d’un cloître, comprenait des bâtiments comme le dortoir, le réfectoire, et une hôtellerie. Certains espaces conservent des décors médiévaux, comme des peintures murales des XIVe et XVe siècles. Les façades et toitures des anciens communs furent inscrits en 2010, tandis que l’ensemble du prieuré, incluant logis et galeries, fut classé en 2011. Aujourd’hui, le site mêle propriété communale et privée.
Parmi les trésors de l’église, le retable de la Passion, offert par Michel de Changy, conseiller du duc de Bourgogne Philippe le Bon, se compose de six statues en noyer polychrome illustrant la Passion du Christ. Ses volets peints, attribués à Rogier van der Weyden ou à un maître anonyme, portent les armes des familles donatrices. Un second retable du XVIIe siècle, orné d’une Vierge en niche centrale, complète cet ensemble artistique.
Les vitraux, réalisés entre 1470 et 1485, arbore les armes d’Antoine de Balzac d’Entragues, évêque et prieur. Les 22 stalles du chœur, datées du dernier quart du XVe siècle, furent classées simultanément avec l’église. Ces éléments témoignent de l’importance historique et artistique du site, lié à l’héritage clunisien et bourguignon.