Reconstruction du chœur 1528 (≈ 1528)
Date gravée sur le linteau de la porte de la sacristie sud, indiquant une possible reconstruction du chœur.
XVe siècle
Construction du chœur
Construction du chœur XVe siècle (≈ 1550)
Le chœur et le transept, en pierre de taille, forment la partie la plus ancienne de l'église.
1564-1585
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef 1564-1585 (≈ 1575)
La nef a été reconstruite par le maître d’œuvre Claus Wigand.
1778
Rénovation de la tour
Rénovation de la tour 1778 (≈ 1778)
La tour a été remaniée, les tourelles d’angle supprimées et les baies occidentales gothiques remplacées.
1904-1912
Agrandissement et restauration
Agrandissement et restauration 1904-1912 (≈ 1908)
La nef a été prolongée d’une travée vers l’ouest et la tour médiévale remplacée par une tour néo-gothique.
1946
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1946 (≈ 1946)
L'église a été inscrite au titre des monuments historiques après des travaux de restauration.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Martin : inscription par arrêté du 25 juin 1946
Personnages clés
Claus Wigand
Maître d’œuvre ayant reconstruit la nef entre 1564 et 1585.
Christian Schoffit
Architecte ayant dirigé les travaux d'agrandissement au début du XXe siècle.
Pierre Heusch
Sculpteur ayant réalisé le tympan du portail néo-gothique en 1912.
Origine et histoire de l'Église Saint-Martin
L’église Saint‑Martin d’Ammerschwihr, située place de l’Abbé‑Ignace‑Simonis dans le Haut‑Rhin, est pour l’essentiel un édifice du XVIe siècle qui conserve cependant des vestiges plus anciens. Le choeur et le transept, en pierre de taille, forment la partie la plus ancienne et la plus ancrée dans le gothique, tandis que la nef, les collatéraux, le clocher et les sacristies présentent un enduit plus récent. À l’intérieur, l’élévation du vaisseau central témoigne d’un gothique tardif : l’absence de triforium illustre la conception murale propre à cette phase. Des influences de la Renaissance apparaissent dans les portes des murs‑gouttereaux, les chapiteaux toscans des piles séparant la nef des collatéraux et les arcades qui les relient. Un édifice religieux est mentionné dès 977 et la paroisse est attestée en 1149 ; l’église elle‑même figure dans les sources en 1251. Le choeur et ses chapelles, peut‑être d’origine xve siècle, ont pu être reconstruits autour de la date gravée sur le linteau de la porte ouvrant sur la sacristie sud (1528). La tour est antérieure et des photographies anciennes ainsi que des réseaux conservés indiquent son ancienneté. La nef a été reconstruite entre 1564 et 1585 par le maître d’œuvre Claus Wigand, et les clés de voûte du choeur et du vaisseau central portent les armoiries des trois seigneurs de la ville. En 1778, la tour a été remaniée : les tourelles d’angle ont été supprimées et les baies occidentales gothiques remplacées par un portail à fronton interrompu et une grande fenêtre. Au début du XIXe siècle, des stalles et des lambris ont habillé le choeur. Des projets d’agrandissement se succèdent à la fin du XIXe siècle ; après un concours lancé en 1904, l’architecte Keith est déclaré lauréat et les travaux, dirigés par Christian Schoffit, prolongent la nef d’une travée vers l’ouest et remplacent la tour médiévale par une tour néo‑gothique, hors‑œuvre au sud et demi hors‑œuvre au nord. Trois réseaux de fenêtres de l’ancienne tour subsistent encastrés dans le mur de clôture du presbytère, et l’escalier en vis du XVIe siècle menant à la tribune a été remonté dans l’angle sud‑ouest. Les travaux s’achèvent en 1912 avec la réalisation du tympan du portail néo‑gothique sculpté par Pierre Heusch, représentant le Trône de grâce. En 1936, la crypte médiévale a été comblée et la sacristie nord construite ; le sol du choeur a été légèrement abaissé et la porte de la sacristie sud, dont le linteau est daté de 1528, a probablement été transformée. Après des travaux de restitution des toitures endommagées pendant l’hiver 1945, l’église a été restaurée et elle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1946. Parmi les éléments remarquables du mobilier et de la décoration figurent le tympan sculpté du portail, un orgue (Dubois‑Bergäntzel‑Rinckenbach‑Roethinger, 1762), un calvaire du XVe siècle, un groupe sculpté dit « Christ des Rameaux » et une statue de saint Martin, tous datés des XVe‑XVIe siècles.