Construction de la tour-clocher XIIe siècle (≈ 1250)
La tour-clocher de plan roman, construite en pierre de taille, est le vestige le plus ancien.
XIIIe siècle
Début de la construction
Début de la construction XIIIe siècle (≈ 1350)
La tour-clocher, vestige le plus ancien, pourrait dater de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle.
XVIe siècle
Dommages pendant les guerres
Dommages pendant les guerres XVIe siècle (≈ 1650)
L'église a été endommagée pendant les guerres de Religion.
XVIIe-XVIIIe siècles
Reconstruction et aménagements
Reconstruction et aménagements XVIIe-XVIIIe siècles (≈ 1850)
Des campagnes de reconstruction ont eu lieu, avec l'ajout d'une tribune voûtée et d'un plafond.
3 février 1930
Classement historique
Classement historique 3 février 1930 (≈ 1930)
L'édifice est classé au titre des monuments historiques.
1954
Restauration intérieure
Restauration intérieure 1954 (≈ 1954)
Un faux-appareil peint de la nef est signé et daté 'Galtié J. 1954'.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Clocher : classement par arrêté du 3 février 1930
Personnages clés
Galtié J.
Artiste ayant réalisé un faux-appareil peint dans la nef en 1954.
Origine et histoire de l'Église Saint-Martin
L'église Saint-Martin d'Anglars, située dans le Lot à Anglars, conserve des traces d'une histoire monastique et paroissiale ancienne. Un prieuré de moines bénédictins y est attesté dès 972, lié à l'abbaye de Fons, dépendance de l'abbaye Saint-Sauveur de Figeac. Lors de la fin de la guerre de Cent Ans, des bandes anglaises s'emparèrent du bourg ; l'église fut brûlée et le dernier étage du clocher détruit. La tour-clocher de plan roman, construite en pierre de taille avec contreforts d'angle et un massif de renfort sur les faces dégagées, est le vestige le plus ancien et peut dater de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle. L'édifice a été à nouveau endommagé pendant les guerres de Religion et n'a conservé que peu de traces du prieuré d'origine. Les voûtes de la nef et du chœur, disparues, furent remplacées par un plafond probablement au XVIIIe siècle, et une tribune voûtée en berceau appuyée sur deux murs d'applique fut aménagée à la même époque ; l'escalier primitif a été remplacé par une galerie en plan incliné ménagée dans l'épaisseur des murs. Des armoiries mi-parties des familles de Corn et de Turenne d'Aynac figurent sur une clé de voûte du bas-côté nord, indice d'interventions seigneuriales qui permettent d'envisager des campagnes de reconstruction aux XVIIe-XVIIIe siècles selon les auteurs. Le haut du clocher fut couvert d'une charpente composée de chevrons portant ferme. La nef unique est flanquée de deux chapelles à deux travées qui forment des bas-côtés nord et sud ; les retombées des ogives subsistent sur les murs mais les voûtes ont été remplacées par un plafond. La tour-clocher, d'une masse imposante, présente des dispositions particulières — fenêtres, escalier intégré à l'épaisseur du mur et trompes susceptibles d'avoir porté une coupole — qui la rapprochent des tours féodales ou turris du Quercy. Un faux-appareil peint de la nef est signé et daté "Galtié J. 1954". L'édifice est classé au titre des monuments historiques depuis le 3 février 1930.