Église Saint-Martin d'Arcy-Sainte-Restitue dans l'Aisne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique

Église Saint-Martin d'Arcy-Sainte-Restitue

  • Rue de Rugny
  • 02130 Arcy-Sainte-Restitue
Église Saint-Martin dArcy-Sainte-Restitue
Église Saint-Martin dArcy-Sainte-Restitue
Église Saint-Martin dArcy-Sainte-Restitue
Église Saint-Martin dArcy-Sainte-Restitue
Crédit photo : Pascal3012 - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1100
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
IXe siècle
Arrivée des reliques
1139
Confirmation papale
XIIe siècle
Construction initiale
XVIe siècle
Reconstruction majeure
1920
Protection historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par arrêté du 10 janvier 1920

Personnages clés

Léon IV Pape ayant confié les reliques de sainte Restitue au comte de Moreuil.
Comte de Moreuil Comte ayant reçu les reliques de sainte Restitue et les ayant déposées à Arcy.
Innocent II Pape ayant confirmé les droits de l'abbaye Saint-Jean-des-Vignes sur le prieuré d'Arcy en 1139.
Adrien IV Pape ayant confirmé les droits de l'abbaye Saint-Jean-des-Vignes sur le prieuré d'Arcy en 1156.
Connétable de Montmorency Seigneur de Fère responsable de la reconstruction du XVIe siècle.
Eugène Lefèvre-Pontalis Historien ayant daté le chevet primitif des années 1130.

Origine et histoire de l'Église Saint-Martin

L'église Saint-Martin d'Arcy-Sainte-Restitue (Aisne) est une construction en pierre d'origine romane. Sa structure témoigne de deux grandes campagnes de construction aux XIIe et XVIe siècles. De l'édifice du XIIe siècle subsistent la nef et la première travée du chœur ; le chevet primitif a été daté des années 1130 par Eugène Lefèvre-Pontalis. La reconstruction du XVIe siècle, en particulier le chœur et les voûtes de la nef, est attribuée au connétable de Montmorency, seigneur de Fère, qui avait acquis la terre d'Arcy auprès de la famille de Fay d'Athies. Selon la tradition, au IXe siècle le pape Léon IV confia au comte de Moreuil les reliques de sainte Restitue ; celles-ci furent déposées à Arcy lors du retour du comte et attirèrent des pèlerinages après plusieurs miracles. La châsse devint si lourde qu'on ne put la déplacer, et le culte de la sainte constitua une source de revenus importante pour le prieuré. Au XIIe siècle, ces bénéfices furent l'objet de convoitise, tandis que les droits de l'abbaye Saint-Jean-des-Vignes sur le prieuré d'Arcy furent confirmés par le pape Innocent II en 1139 puis par Adrien IV en 1156. À la Révolution, les revenus du prieuré étaient estimés à 6 000 livres. La clôture du collatéral nord se signale par une frise à personnages et un fronton triangulaire où se déroule l'histoire de sainte Restitue. L'édifice a été endommagé pendant la Première Guerre mondiale et fait l'objet de restaurations successives : remplacement de la rose en 1936, importante campagne en 1955 et travaux complémentaires en 1977. L'église est protégée au titre des monuments historiques depuis 1920. Parmi le mobilier figure une châsse de sainte Restitue du XVIIe siècle, classée au titre des objets.

Liens externes