Frise chronologique
1953
Décision de reconstruction
Décision de reconstruction
1953 (≈ 1953)
Conseil municipal vote deux lieux de culte.
septembre 1955
Adoption des plans de Pinsard
Adoption des plans de Pinsard
septembre 1955 (≈ 1955)
Projet accepté à l’unanimité.
26 février 2001
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
26 février 2001 (≈ 2001)
Inscription de l’église en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
3e quart XXe siècle
Période de construction
Période de construction
3e quart XXe siècle (≈ 2062)
Reconstruction post-Seconde Guerre mondiale.
Patrimoine classé
Eglise en totalité (cad. B 25) : inscription par arrêté du 26 février 2001
Personnages clés
| Pierre Pinsard - Architecte |
Concepteur de l’église reconstruite. |
| Jean Bertholle - Peintre-verrier |
Auteur des vitraux avec Barillet. |
| Louis Barillet - Peintre-verrier |
Créateur des vitraux avec Bertholle. |
| Gisèle Favre-Pinsard - Céramiste |
Auteure du bénitier et chandelier. |
| Chéret - Sculpteur |
Auteur du tabernacle et chandeliers. |
| Champillon - Sculpteur |
Auteur du Christ en croix. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin d'Armbouts-Cappel, située à Armbouts-Cappel dans les Hauts-de-France, a été reconstruite au 3e quart du XXe siècle après les destructions de la Seconde Guerre mondiale. Financée par les dommages de guerre, elle remplace un édifice antérieur et s’inscrit dans un projet plus large incluant un second lieu de culte au hameau du Grand Millebrugghe. Le conseil municipal valide en 1953 le principe de cette reconstruction, confiant initialement le projet aux architectes Lucien Housez et Charles Waldschmidt, avant de se tourner vers Pierre Pinsard en 1955, dont les plans sont adoptés à l’unanimité.
L’architecture de Pierre Pinsard mêle références régionalistes et modernité, avec une structure en brique de 15 mètres sur 40, une charpente en bois reposant sur un portique, et un plan symétrique. Le vaisseau unique, bordé de tribunes en bois, intègre un chœur plus étroit flanqué de sacristies et d’une chapelle de semaine. Un passage couvert ceinture l’édifice sur trois côtés, tandis qu’un clocher massif surmonte le porche. Les vitraux, œuvres des peintres-verriers Jean Bertholle et Louis Barillet, ainsi que les éléments décoratifs (bénitier, chandelier, tabernacle, Christ en croix) signés par Gisèle Favre-Pinsard, Chéret et Champillon, soulignent la collaboration artistique du projet.
La reconstruction s’inscrit dans un contexte de renouveau religieux et communautaire d’après-guerre, avec une attention portée aux techniques traditionnelles (brique, bois) et à une fonctionnalité adaptée aux besoins paroissiaux. Le narthex, couvert d’un auvent, dessert les fonts baptismaux, l’accès au clocher et à la nef, illustrant une organisation spatiale réfléchie. L’église, classée Monument Historique en 2001, témoigne de cette période de reconstruction où art sacré, patrimoine local et innovation architecturale se croisent.