Frise chronologique
fin XIIe - début XIIIe siècle
Fondation présumée
Fondation présumée
fin XIIe - début XIIIe siècle (≈ 1325)
Première mention de l'*ecclesia Sanctus Martinus*.
XIVe siècle
Construction du vaisseau central
Construction du vaisseau central
XIVe siècle (≈ 1450)
Chevet plat et étage fortifié ajoutés.
1522
Agrandissement des collatéraux
Agrandissement des collatéraux
1522 (≈ 1522)
Date gravée sur un chapiteau médian.
1546-1547
Renforcement du clocher-mur
Renforcement du clocher-mur
1546-1547 (≈ 1547)
Construction d’une tour ronde sud.
XVIIe siècle
Restauration post-guerres de Religion
Restauration post-guerres de Religion
XVIIe siècle (≈ 1750)
Dates gravées (1647, 1651, 1707) sur le mur nord.
1990
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1990 (≈ 1990)
Protection de l’édifice et de ses éléments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 482) : inscription par arrêté du 30 mai 1990
Personnages clés
| Mathieu Sensans - Maçon |
Co-constructeur de la tour ronde (1546-1547). |
| Jehan Molinier - Maçon |
Co-constructeur de la tour ronde (1546-1547). |
Origine et histoire
L’église Saint-Martin d’Arx, située dans le village du même nom en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice dont les origines remontent probablement à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle. Les parties les plus anciennes, comme le vaisseau central et le chevet plat, datent cependant du XIVe siècle. L’église était initialement fortifiée, avec une salle haute accessible par une tourelle à pans, et un clocher-mur à l’ouest. Son architecture mêle des éléments romans tardifs et gothiques, comme en témoignent les colonnettes et chapiteaux sculptés.
Au XVIe siècle, l’église, devenue trop exiguë, est agrandie par l’ajout de deux collatéraux en 1522, dont l’un porte une date gravée sur un chapiteau. Une tour ronde est construite en 1546-1547 pour renforcer le clocher-mur, jugé insuffisamment solide. Les guerres de Religion endommagent partiellement la chambre forte, dont la voûte s’effondre, et le pignon du clocher est refait ultérieurement. Les modifications des siècles suivants, comme le remplacement du berceau en pierre de la nef par un plafond en plâtre, ou l’agrandissement des fenêtres du chevet, restent mineures.
Le portail gothique en arc brisé, orné de colonnettes, donne accès à une nef de deux travées autrefois voûtée en berceau. Les collatéraux, voûtés de croisées d’ogives, reposent sur des piliers médians et des culots sculptés, étudiés dans la base Palissy. Le chœur rectangulaire, légèrement plus étroit que la nef, est éclairé par deux grandes fenêtres à l’est et étayé par une sacristie carrée au sud. L’appareil régulier en pierre de taille, typique des parties anciennes, contraste avec les moellons calcaires des ajouts postérieurs, comme les collatéraux ou la tourelle du clocher.
L’église est inscrite aux Monuments Historiques depuis 1990 pour son intérêt architectural et historique, illustrant les évolutions stylistiques et défensives des édifices religieux en Aquitaine entre le Moyen Âge et la Renaissance. Son porche, surmonté à l’origine d’une salle forte, et son clocher-mur reflètent une période où les églises servaient aussi de refuges. Les dates gravées (1647, 1651, 1707) sur l’enduit du mur nord suggèrent des réparations après les guerres de Religion, marquant son histoire mouvementée.