Frise chronologique
1570
Autorisation du duc de Guise
Autorisation du duc de Guise
1570 (≈ 1570)
Vente de terres pour financer la reconstruction.
1670
Achèvement probable
Achèvement probable
1670 (≈ 1670)
Date portée sur une poutre.
XIXe siècle (4e quart)
Agrandissements et sacristie
Agrandissements et sacristie
XIXe siècle (4e quart) (≈ 1865)
Modification des baies et ajout.
1922
Restauration post-guerre
Restauration post-guerre
1922 (≈ 1922)
Voûte en brique creuse ajoutée.
22 mars 1934
Inscription MH
Inscription MH
22 mars 1934 (≈ 1934)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 22 mars 1934
Personnages clés
| Duc de Guise - Noble commanditaire |
Autorise la vente de terres en 1570. |
| Abbé Bacquet - Curé en 1937 |
Mentionné dans les archives paroissiales. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin d'Esquéhéries, située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France, est édifiée entre 1570 et 1670, principalement au cours de la première moitié du XVIIe siècle. Autorisée par le duc de Guise en 1570 via la vente de terres communales, sa construction s’inscrit dans un contexte post-Renaissance marqué par les conflits religieux. L’édifice, entièrement en brique sauf son soubassement en grès, forme un rectangle de 33 x 11 mètres, flanqué de quatre tours saillantes de 5 mètres de diamètre. Conçue comme une église refuge, elle intègre une salle forte et 40 meurtrières, reflétant les besoins défensifs de la Thiérache à cette époque.
L’église subit plusieurs transformations majeures. Pendant la Révolution française, elle est convertie en fabrique de poudre. Au XIXe siècle, ses baies sont agrandies et une sacristie est ajoutée, tandis qu’en 1922, sa nef — autrefois plafonnée — est voûtée d’ogives en brique creuse après les destructions de la Première Guerre mondiale. Classée à l’Inventaire général du patrimoine culturel pour son mobilier (Christ du XVIe siècle, cuve baptismale et confessionnal du XVIIe), elle est inscrite aux Monuments Historiques en 1934. Son architecture homogène, malgré ces remaniements, en fait un exemple emblématique des églises fortifiées de Thiérache, dominantes dans cette région frontalière historique.
Le site, initialement entouré d’un cimetière paroissial, voit ce dernier déplacé vers 1850 en périphérie du village. La flèche carrée du clocher et les toits coniques des tours, typiques de l’architecture locale, soulignent son rôle à la fois religieux et défensif. Les archives mentionnent aussi son désclassement temporaire des Monuments Historiques en 1886, avant sa réinscription en 1934. Aujourd’hui, l’église reste un témoignage majeur de l’histoire rurale et militaire des Hauts-de-France, alliant fonction cultuelle et adaptations aux aléas historiques.