Début de la reconstruction 1570 (≈ 1570)
Le duc de Guise autorisa la vente de terres pour la reconstruction de l'église.
1670
Fin de la reconstruction
Fin de la reconstruction 1670 (≈ 1670)
Date portée sur une poutre de la salle forte, marquant la fin des travaux.
1850
Nouveau cimetière
Nouveau cimetière 1850 (≈ 1850)
Création d'un nouveau cimetière à la limite de la commune.
Fin du XVIIIe siècle
Utilisation révolutionnaire
Utilisation révolutionnaire Fin du XVIIIe siècle (≈ 1895)
L'église servit de fabrique de poudre pendant la Révolution.
1922
Restauration et voûtement
Restauration et voûtement 1922 (≈ 1922)
L'église fut restaurée et voûtée d'ogives en briques creuses.
22 mars 1934
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 22 mars 1934 (≈ 1934)
L'édifice a été inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 22 mars 1934
Personnages clés
Duc de Guise
Autorisa la vente de terres pour la reconstruction de l'église en 1570.
Origine et histoire de l'Église Saint-Martin
L'église Saint-Martin d'Esquéhéries se dresse sur un tertre dominant le village. Elle est construite entièrement en briques, à l'exception du soubassement extérieur en grès. L'édifice forme un rectangle de 33 × 11 mètres, flanqué à chaque angle d'une tour saillante d'environ 5 mètres de diamètre. La nef comporte quatre travées dont les baies furent agrandies au XIXe siècle ; jadis plafonnée, elle est depuis 1922 voûtée d'ogives en briques creuses. Très homogène malgré des remaniements aux XIXe et XXe siècles, l'église paraît avoir été élevée d'un seul jet dans la première moitié du XVIIe siècle. Conçue plutôt comme église refuge que comme fortification, elle comporte une salle forte et environ quarante meurtrières réparties sur l'ensemble de l'édifice. Par sa taille et sa cohérence, elle figure parmi les plus remarquables églises de la Thiérache. Sa reconstruction s'étend entre 1570, date à laquelle le duc de Guise autorisa la vente de terres pour cet usage, et 1670, année portée sur une poutre de la salle forte. Pendant la Révolution, l'église servit de fabrique de poudre. Le cimetière qui l'entourait, devenu insuffisant, fut progressivement abandonné après la création d'un nouveau cimetière à la limite de la commune vers 1850. Dans le dernier quart du XIXe siècle, des travaux concernèrent l'agrandissement ou le percement de baies et la sacristie fut édifiée à la même époque. Retirée de la liste des Monuments Historiques par arrêté du 28 octobre 1886, elle fut très endommagée lors des bombardements de la Première Guerre mondiale puis restaurée vers 1922, perdant son plafond d'origine au profit de la voûte d'ogives. L'édifice a été inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques le 22 mars 1934, selon les archives. Les vitraux et l'essentiel du mobilier sont répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel, comprenant notamment un christ du XVIe siècle, ainsi qu'une cuve baptismale, un confessionnal et une armoire du XVIIe siècle.