Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la nef et du chœur romans.
Début du XIIIe siècle
Allongement du sanctuaire
Allongement du sanctuaire Début du XIIIe siècle (≈ 1304)
Ajout d'une flèche à la tour et modification du chevet.
Première moitié du XIVe siècle
Ajout d'une chapelle
Ajout d'une chapelle Première moitié du XIVe siècle (≈ 1425)
Construction d'une chapelle sud et modification du transept.
1518
Don d'une cloche
Don d'une cloche 1518 (≈ 1518)
Antoine du Bois offre une cloche à l'église.
XVIe siècle
Rebâtir la nef
Rebâtir la nef XVIe siècle (≈ 1650)
La nef est reconstruite et couverte d'une charpente.
XVIIe siècle
Ajout des autels
Ajout des autels XVIIe siècle (≈ 1750)
Construction des autels et retables.
17 avril 1914
Classement historique
Classement historique 17 avril 1914 (≈ 1914)
L'édifice est classé monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par décret du 17 avril 1914
Personnages clés
Camille Enlart
Auteur d'une étude sur l'église d'Esquerdes.
Antoine du Bois
Seigneur d'Esquerdes et évêque de Béziers, donateur d'une cloche.
Philippe de Crèvecœur d'Esquerdes
Seigneur d'Esquerdes au XVe siècle.
Origine et histoire de l'Église Saint-Martin
L'église Saint-Martin se situe à Esquerdes, dans le Pas-de-Calais. Elle a été édifiée entre les XIIe et XVIIe siècles. Selon Camille Enlart, elle comprenait à l'origine une nef simple non voûtée, une tour centrale barlongue à l'étage supérieur octogonal, un petit transept, un chœur probablement voûté en berceau et une abside dont le plan pourrait être semi-circulaire voûté en cul-de-four. Au début du XIIIe siècle, le sanctuaire est allongé et, dans la première moitié du siècle, la tour reçoit une flèche. Le chevet est modifié par l'ajout d'une travée droite voûtée — peut-être en berceau — et d'une petite abside à plan voûtée d'ogives sans contreforts. L'étage supérieur du clocher est transformé extérieurement : l'octogone d'origine est en partie converti en plan rectangulaire par l'adjonction de quatre angles maçonnés et le bouchage de la moitié des baies, tandis que les autres faces de l'octogone demeurent inchangées. Une flèche de pierre octogonale élancée, cantonnée de quatre hautes pyramides quadrangulaires, est élevée; pour en reprendre le poids, les arcs qui supportent la tour sont renforcés par l'épaississement des piliers et l'ajout d'arcs en tiers point sous les arcs romans. Dans la première moitié du XIVe siècle des travaux importants interviennent après la mort d'une dame d'Esquerdes qui demanda à être inhumée et à fonder une chapelle : un tombeau est placé dans la paroi nord du chevet, la paroi opposée est percée de trois arcades et une chapelle sud de trois travées voûtées d'ogives est accolée, tandis que le bras méridional du transept est modifié. Au XVe siècle, la seigneurie d'Esquerdes appartient à la famille de Crèvecœur, notamment à Philippe de Crèvecœur d'Esquerdes. En 1518, Antoine du Bois, seigneur d'Esquerdes et évêque de Béziers, offre une cloche à l'église. Le village subit des dommages causés par des troupes françaises, impériales et anglaises : des ravages imputés aux troupes de François Ier sont relevés, avec une seconde dévastation en 1542, puis des attaques anglaises en 1544 entraînant l'abandon du village et le refuge de la population à Saint-Omer. La nef est rebâtie au deuxième quart du XVIe siècle et couverte d'une charpente et d'un lambris; de nouveaux dégâts entraînent des travaux à la fin du XVIe et au XVIIe siècle, et les autels et retables datent du XVIIe siècle. L'édifice est classé au titre des monuments historiques le 17 avril 1914. Une étude de Camille Enlart, « Notice sur l'église d'Esquerdes », est citée en bibliographie.