Église Saint-Martin d'Harbonnières dans la Somme

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise Renaissance et néo-Renaissance Architecture gothique flamboyant

Église Saint-Martin d'Harbonnières

  • 2 D337
  • 80131 Harbonnières
Église Saint-Martin dHarbonnières
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Église Saint-Martin dHarbonnières
Crédit photo : Auteur inconnu - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1104
Fondation de la paroisse
1553
Reconstruction de l'église
1568
Fin des travaux
1693
Construction du clocher
1782
Incendie et restauration
1840
Allègement du clocher
1906
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par arrêté du 11 septembre 1906

Personnages clés

Louis-François-Gabriel d'Orléans de la Motte Évêque d'Amiens au XVIIIe siècle, surnommant l'église « petite cathédrale du Santerre ».
Victor Gonzalez Facteur d'orgues ayant construit l'instrument actuel dans les années 1920.
Alexis-Joseph Mazerolle Peintre du tableau La Résurrection situé dans le chœur de l'église.

Origine et histoire de l'Église Saint-Martin

L'église Saint‑Martin d'Harbonnières est située à Harbonnières (Somme), à environ 25 km à l'est d'Amiens ; elle a été surnommée « petite cathédrale du Santerre » par Louis‑François‑Gabriel d'Orléans de la Motte, évêque d'Amiens au XVIIIe siècle. Fondée en 1104, la paroisse dépendait pour moitié du prieuré clunisien de Lihons‑en‑Santerre, les autres parts de la dîme relevant de l'abbaye de Saint‑Fuscien et du prieuré de Méricourt‑sur‑Somme. Aucune trace de l'édifice primitif du XIIe siècle n'a été conservée. La reconstruction de l'église, engagée dans la première moitié du XVIe siècle, est attestée par les dates 1553 et 1568 inscrites respectivement sur une niche de la chapelle méridionale et sur le pignon du croisillon sud du transept. Cette importante campagne de travaux se fit sous le patronage des seigneurs de la famille de Lorraine, seigneurs d'Harbonnières depuis la fin du XIVe siècle. Aux XVIIe siècle, on procéda à la restauration des combles, de la charpente et du portail occidental, repris dans un style classique, et en 1693 la construction du clocher à la croisée du transept acheva les gros œuvres. Les voûtes de la nef furent détruites par un incendie en 1782 et remplacées par des voûtes en plâtre. Vers 1840, la structure du clocher fut allégée afin de réduire la charge exercée sur les piles du transept. L'édifice est classé au titre des monuments historiques depuis 1906.

Construite en craie, l'église présente deux styles : le gothique flamboyant pour la nef et les bas‑côtés, et la Renaissance pour le chœur et le transept. Son plan en croix latine comprend une nef de cinq travées, un transept peu saillant et un chœur à abside polygonale. La façade occidentale, datée de 1595 et renforcée par deux contreforts sculptés, porte un portail classique refait en 1696 et une grande rosace flamboyante, surmontée d'une rosace plus petite. Sur le flanc sud, l'avant‑dernière travée du bas‑côté ouvre sur un portail en arc surbaissé dont le tympan porte les emblèmes des quatre évangélistes et un buste de Dieu le Père ; ce portail est encadré d'une arcade ogivale à quatre voussures et surmonté d'un baldaquin en accolade dont le blason a été mutilé. Le bras sud du transept est pourvu, à l'extérieur, d'une tourelle abritant un escalier à vis conduisant aux combles et au clocher, lequel est coiffé d'un dôme.

À l'intérieur, la nef manque d'éclairage direct, hormis la rosace occidentale ; de grandes arcades reposent sur des piles creusées et un mur opaque supporte les voûtes, une disposition courante dans le Santerre. Les chapiteaux des collatéraux témoignent de la transition stylistique, passant de feuillages flamboyants à des chimères renaissance, tandis que les chapiteaux du transept sont doriques. Le mobilier est riche : boiseries, buffet d'orgues, et une chaire en bois sculpté datée de 1680 ornée de scènes de Jean‑Baptiste, des quatre évangélistes et de Martin de Tours ; cette chaire est classée au titre des objets par l'arrêté du 4 janvier 1915. Deux autels latéraux avec retables et tableaux — L'Annonciation, surmontée d'une Vierge à l'Enfant dans le bas‑côté nord, et la Lapidation de saint Étienne, surmontée d'une statue de saint Sébastien dans le bas‑côté sud — ont été inscrits au titre des objets le 10 janvier 2003. Deux reliefs, L'Annonciation et L'Adoration des bergers, datés de la première moitié du XVIIIe siècle, sont également classés parmi les objets historiques depuis 2004.

L'orgue, initialement destiné à la cathédrale d'Amiens, occupe la tribune accolée au revers de la façade ; son buffet du XVIIIe siècle comporte un grand corps à cinq tourelles couronnées d'anges musiciens et un positif à trois tourelles, et l'instrument actuel, construit par Victor Gonzalez dans les années 1920, a été installé dans ce buffet. Le chœur de style Renaissance se termine par une abside à cinq pans ; ses baies cintrées et le réseau à six quartiers évoquent la coquille, et les chapiteaux de l'abside sont corinthiens. Des grilles de 1715, un banc de communion et des boiseries du XVIIIe siècle encadrent le chœur, dont le maître‑autel en bois doré et peint est surmonté du tableau La Résurrection d'Alexis‑Joseph Mazerolle (1855) et flanqué des sculptures de saint Jean‑Baptiste et d'un évêque ; l'ensemble est classé parmi les objets par l'arrêté du 12 janvier 2004. La croisée du transept repose sur quatre piliers ronds qui supportent le clocher ; les voûtes d'ogives du transept, en pierre, comportent liernes et tiercerons, et les chapiteaux évoluent du dorique vers l'ionique dans les chapelles latérales.

Liens externes