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Frise chronologique
XIe–XVe siècles
Construction et reconstruction
Construction et reconstruction
XIe–XVe siècles (≈ 1550)
Campagne principale au XIIIe siècle.
20 avril 1989
Classement Monument historique
Classement Monument historique
20 avril 1989 (≈ 1989)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AB 201) : inscription par arrêté du 20 avril 1989
Personnages clés
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Le texte source ne mentionne aucun acteur historique spécifique. |
Origine et histoire
L’église Saint-Martin d’Urçay, située dans le nord-est de l’Allier, est un édifice dont la construction s’échelonne entre les XIe et XVe siècles, avec une campagne majeure au XIIIe siècle. Elle repose sur les fondations d’un ancien édifice roman, dont subsiste le chœur à chevet plat, couvert d’un berceau plein cintre et percé d’une grande baie axiale. Ce chœur, prolongé par une nef à deux travées voûtées d’ogives toriques, illustre la transition entre les styles roman et gothique. Les piliers cruciformes, ornés de chapiteaux à feuillages et crochets, ainsi que les arcades latérales formant des chapelles, témoignent de cette évolution architecturale.
Le clocher octogonal, surmonté d’un bulbe en bardeaux de châtaignier, est desservi par une tour d’escalier en vis accotée au mur nord. Le portail occidental, remarquable par son avant-corps et son tympan polylobé orné de têtes grimaçantes d’inspiration mozarabe, reflète une influence artistique rare dans la région. L’église abrite des statues en bois polychrome, dont une de saint Vincent – lien probable avec les vignobles locaux –, ainsi que deux tableaux des XVIIe siècle (saint Roch, saint Sébastien, et une Assomption), classés aux Monuments historiques au titre d’objets.
L’édifice, inscrit aux Monuments historiques par arrêté du 20 avril 1989, se situe à proximité de la rivière Cher, à la limite du département du Cher. Son histoire s’inscrit dans celle du Bourbonnais, région marquée par une tradition viticole et un patrimoine religieux dense. L’absence de bas-côtés, prévus lors de la reconstruction du XIIIe siècle mais jamais réalisés, souligne les contraintes ou choix architecturaux de l’époque.
La localisation de l’église, dans le nord du village d’Urçay, et son état de conservation – jugé « passable » pour la précision géographique – en font un témoin des échanges culturels et artistiques entre le centre de la France et les influences méridionales (comme en attestent les motifs mozarabes du tympan). Son rôle dans la communauté locale, à la fois lieu de culte et repère historique, se perpétue depuis le Moyen Âge.