Frise chronologique
Fin XIe siècle
Donation à l'abbaye de Saint-Amant-de-Boixe
Donation à l'abbaye de Saint-Amant-de-Boixe
Fin XIe siècle (≈ 1195)
Hélie de Marcillac cède l’église.
1312
Passage aux Hospitaliers
Passage aux Hospitaliers
1312 (≈ 1312)
L’église dépend de Beauvais-sur-Matha.
XIIIe siècle
Cession aux Templiers
Cession aux Templiers
XIIIe siècle (≈ 1350)
L’abbaye transfère l’église aux chevaliers.
XVe siècle
Reconstruction du chœur
Reconstruction du chœur
XVe siècle (≈ 1550)
Voûte gothique et blason des Barbezières.
1874
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
1874 (≈ 1874)
Façade remaniée en style néo-roman.
1993
Classement monument historique
Classement monument historique
1993 (≈ 1993)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AH 180) : inscription par arrêté du 7 juin 1993
Personnages clés
| Hélie de Marcillac - Seigneur de Barbezières |
Donateur de l’église à Saint-Amant-de-Boixe. |
| Pierre Ier Laumont - Évêque d’Angoulême (1159-1182) |
Médiateur entre Templiers et clergé. |
| Guillaume Ponet - Commandeur templier en Aquitaine |
Responsable lors des conflits locaux. |
Origine et histoire
L’église Saint-Martin de Barbezières, mentionnée dès le XIe siècle, fut initialement donnée à l’abbaye de Saint-Amant-de-Boixe par Hélie de Marcillac, seigneur local devenu moine. Elle devint ensuite une vicairie perpétuelle, puis une cure. Au XIIIe siècle, l’abbaye la céda aux Templiers, malgré les tensions habituelles entre l’ordre et le clergé séculier. L’évêque d’Angoulême dut même intervenir pour apaiser les conflits entre les deux communautés.
En 1312, après la dissolution des Templiers, l’église passa sous la dépendance des Hospitaliers de Beauvais-sur-Matha. Ces derniers conservèrent le droit de nomination à la cure et la levée de la dîme. L’édifice, presque détruit pendant la guerre de Cent Ans, ne garda que ses murs romans. Au XVe siècle, le chœur fut reconstruit en style gothique, avec une voûte d’ogives ornée du blason des Barbezières.
La façade, fortement remaniée à la fin du XIXe siècle, arbore aujourd’hui une porte en plein cintre et un clocher-arcade. La nef, à deux travées, conserve des traces de sa couverture d’origine en berceaux brisés. Classée monument historique en 1993, l’église illustre les transformations architecturales et religieuses de la région, des Templiers aux Hospitaliers, en passant par les reconstructions post-guerre de Cent Ans.
Les sources soulignent son rôle double : lieu de culte paroissial et dépendance d’ordres militaires-religieux. Son histoire reflète les rivalités et collaborations entre pouvoirs ecclésiastiques et seigneuriaux en Angoumois, ainsi que les adaptations architecturales liées aux conflits et aux changements de propriétaires.