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Église Saint-Martin de Barbezières en Charente

Patrimoine classé Patrimoine religieux Patrimoine Templier Eglise gothique

Église Saint-Martin de Barbezières

    D75
    16140 Barbezières
Propriété de la commune
Crédit photo : rosier - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Fin XIe siècle
Donation à l'abbaye de Saint-Amant-de-Boixe
1312
Passage aux Hospitaliers
XIIIe siècle
Cession aux Templiers
XVe siècle
Reconstruction du chœur
1874
Reconstruction du clocher
1993
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. AH 180) : inscription par arrêté du 7 juin 1993

Personnages clés

Hélie de Marcillac - Seigneur de Barbezières Donateur de l’église à Saint-Amant-de-Boixe.
Pierre Ier Laumont - Évêque d’Angoulême (1159-1182) Médiateur entre Templiers et clergé.
Guillaume Ponet - Commandeur templier en Aquitaine Responsable lors des conflits locaux.

Origine et histoire

L’église Saint-Martin de Barbezières, mentionnée dès le XIe siècle, fut initialement donnée à l’abbaye de Saint-Amant-de-Boixe par Hélie de Marcillac, seigneur local devenu moine. Elle devint ensuite une vicairie perpétuelle, puis une cure. Au XIIIe siècle, l’abbaye la céda aux Templiers, malgré les tensions habituelles entre l’ordre et le clergé séculier. L’évêque d’Angoulême dut même intervenir pour apaiser les conflits entre les deux communautés.

En 1312, après la dissolution des Templiers, l’église passa sous la dépendance des Hospitaliers de Beauvais-sur-Matha. Ces derniers conservèrent le droit de nomination à la cure et la levée de la dîme. L’édifice, presque détruit pendant la guerre de Cent Ans, ne garda que ses murs romans. Au XVe siècle, le chœur fut reconstruit en style gothique, avec une voûte d’ogives ornée du blason des Barbezières.

La façade, fortement remaniée à la fin du XIXe siècle, arbore aujourd’hui une porte en plein cintre et un clocher-arcade. La nef, à deux travées, conserve des traces de sa couverture d’origine en berceaux brisés. Classée monument historique en 1993, l’église illustre les transformations architecturales et religieuses de la région, des Templiers aux Hospitaliers, en passant par les reconstructions post-guerre de Cent Ans.

Les sources soulignent son rôle double : lieu de culte paroissial et dépendance d’ordres militaires-religieux. Son histoire reflète les rivalités et collaborations entre pouvoirs ecclésiastiques et seigneuriaux en Angoumois, ainsi que les adaptations architecturales liées aux conflits et aux changements de propriétaires.

Liens externes