Frise chronologique
IXe siècle
Première construction
Première construction
IXe siècle (≈ 950)
Édifice originel dédié à saint Martin.
1617–1621
Reconstruction majeure
Reconstruction majeure
1617–1621 (≈ 1619)
Travaux dirigés par Perrin et Roussel.
1738
Premier clocher
Premier clocher
1738 (≈ 1738)
Construction initiale du clocher (détruit ensuite).
1825–1828
Nouveau clocher et façade
Nouveau clocher et façade
1825–1828 (≈ 1827)
Reconstruction par Pierre Marnotte après 1738.
14 juillet 1920
Incendie du clocher
Incendie du clocher
14 juillet 1920 (≈ 1920)
Perte du dôme, hauteur réduite à 38 m.
18 janvier 1939
Inscription MH
Inscription MH
18 janvier 1939 (≈ 1939)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale Saint-Martin : inscription par arrêté du 18 janvier 1939
Personnages clés
| Saint Martin - Patron de l’église |
Soldat romain, symbole de charité chrétienne. |
| Perrin et Roussel - Architectes |
Reconstructeurs de l’église (1617–1621). |
| Pierre Marnotte - Architecte |
Auteur du clocher et façade (1825–1828). |
| Nicolas Nicole - Sculpteur-architecte |
Créateur du lutrin (1751) pour l’abbatiale. |
Origine et histoire
L’église Saint-Martin de Baume-les-Dames trouve ses origines au IXe siècle, époque de sa première construction. Elle est placée sous le patronage de saint Martin, soldat romain devenu ermite après avoir partagé son manteau avec un pauvre. Selon la tradition, ce saint serait passé par Baume-les-Dames, justifiant le choix de son nom pour l’édifice. Ce premier lieu de culte, aujourd’hui disparu, marquait déjà l’importance religieuse de la ville, liée à la présence d’une abbaye proche, celle de Sainte-Odile.
La reconstruction majeure de l’église intervient entre 1617 et 1621, sous la direction des architectes Perrin et Roussel. Ce chantier du premier quart du XVIIe siècle donne au monument sa structure actuelle, typique de l’architecture religieuse post-Renaissance. Le clocher, initialement érigé en 1738, est entièrement repensé entre 1825 et 1828 par l’architecte Pierre Marnotte, qui conçoit également la façade et la tribune intérieure. À l’origine surmonté d’un dôme et d’un lanternon culminant à 68 mètres, il perd cette hauteur après un incendie accidentel le 14 juillet 1920, réduisant sa taille à 38 mètres et le dotant d’un toit-terrasse.
L’église abrite un mobilier exceptionnel, en partie issu de l’ancienne abbaye Sainte-Odile. Parmi les pièces protégées figurent une piéta de 1549, une statue de Sainte Barbe (XVIe siècle), ou encore un lutrin en pierre de Sampans et fer forgé, créé en 1751 par Nicolas Nicole. Ces éléments, classés au titre des monuments historiques entre 1908 et 1962, témoignent de la richesse artistique et spirituelle du lieu. L’édifice lui-même est inscrit aux monuments historiques depuis le 18 janvier 1939, reconnaissant sa valeur patrimoniale.
Rattachée au diocèse de Besançon, l’église Saint-Martin reste aujourd’hui le centre de la paroisse locale. Son histoire reflète les évolutions architecturales et religieuses de la région, depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque contemporaine, tout en conservant des traces tangibles de son passé abbatial et de sa dévotion à saint Martin.