Frise chronologique
IXe–Xe siècle
Fondation de la chapelle
Fondation de la chapelle
IXe–Xe siècle (≈ 1050)
Chapelle primitive sous saint Martin de Vertou.
Vers 1120
Création de la paroisse
Création de la paroisse
Vers 1120 (≈ 1120)
Droits concédés par l'abbaye Saint-Serge.
1120–1137
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église
1120–1137 (≈ 1129)
Nef romane construite par Geoffroy de Jarzé.
Fin XIIIe–début XIVe siècle
Transformation du chœur
Transformation du chœur
Fin XIIIe–début XIVe siècle (≈ 1425)
Ajout d'ouvertures et voûtes gothiques.
1958
Restauration de la nef
Restauration de la nef
1958 (≈ 1958)
Travaux menés par l'abbé Bordeaux-Montrieux.
1968
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
1968 (≈ 1968)
Protection de l'édifice et de son retable.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Geoffroy de Jarzé - Seigneur de Jarzé |
Initiateur de la reconstruction (XIIe siècle). |
| Fils de Geoffroy de Jarzé - Héritier et bienfaiteur |
Acheva la reconstruction après 1137. |
| Abbé Bordeaux-Montrieux - Restaurateur (XXe siècle) |
Responsable des travaux en 1958. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Beauvau, dédiée à saint Martin de Vertou, trouve ses origines entre le IXe et le Xe siècle, lorsque la chapelle primitive est fondée sous la protection de l'abbaye Saint-Serge d'Angers. Vers 1120, les moines obtiennent le droit d'en faire une paroisse, attirant une population croissante. La reconstruction de l'édifice, initiée par Geoffroy de Jarzé et achevée après 1137 par son fils, donne naissance à la nef romane actuelle, tandis que le chœur est transformé aux XIIIe–XIVe siècles pour intégrer des éléments gothiques comme des voûtes sexpartites.
La nef, conservée dans son état archaïque, est construite en moellons de silex et éclairée par des fenêtres romanes étroites au nord, complétées au XIVe siècle par des ouvertures ogivales au sud. Le chœur, voûté et surmonté d'un clocher, abrite une crypte où reposent Geoffroy de Jarzé et son fils. L'édifice, restauré en 1958 par l'abbé Bordeaux-Montrieux, est inscrit aux monuments historiques en 1968 pour son retable et son architecture hybride, reflétant les évolutions stylistiques médiévales.
L'église illustre aussi les liens entre seigneurie locale et pouvoir religieux : cédée par le seigneur de Jarzé à l'abbaye d'Angers, elle devient un pôle de peuplement grâce aux droits concédés aux moines. Les modifications ultérieures (ouvertures gothiques, voûtes) répondent à des besoins liturgiques et esthétiques, tandis que sa préservation moderne souligne son importance patrimoniale dans le Pays de la Loire.