Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Origine romane de l'église.
1549
Ajout du porche
Ajout du porche 1549 (≈ 1549)
Motifs ornementaux Renaissance sur le porche.
fin XVIIe siècle
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher fin XVIIe siècle (≈ 1795)
Clocher trapu remplaçant l'ancien.
1944
Destruction partielle
Destruction partielle 1944 (≈ 1944)
Partie supérieure rasée par les troupes SS.
3 septembre 2010
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 3 septembre 2010 (≈ 2010)
Protection intégrale de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité : inscription par arrêté du 3 septembre 2010
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique.
Origine et histoire de l'Église Saint-Martin
L’église Saint-Martin de Beurey-sur-Saulx, édifiée au XIIe siècle, est un monument d’origine romane profondément transformé aux 2e quart du XVIe et 4e quart du XVIIe siècles. Son porche, daté de 1549, arbore des motifs ornementaux typiques de la Renaissance, tandis que le clocher, reconstruit à la fin du XVIIe siècle, adopte une silhouette plus trapue. Une voûte en pierre, ajoutée au XVIe siècle, complète ces aménagements majeurs.
En 1944, la partie supérieure de l’église est détruite par les troupes SS lors du rasement du village. Sa restauration ultérieure permet de préserver des éléments remarquables : autels (dont un latéral du XVIIe siècle orné d’un Phénix, symbole de résurrection), une statuaire expressive (comme une statue de Saint-Nicolas aux qualités plastiques marquées), une chaire en pierre rare en Meuse, et une armoire eucharistique. Le maître-autel, datant du XVIIIe siècle, contraste avec l’autel latéral de forme rectangulaire.
La chaire à prêcher, l’une des cinq en pierre antérieures à la Révolution conservées dans le département, se distingue par son décor de feuilles d’acanthe, permettant une datation entre la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècle. Les traces de polychromie ancienne, visibles sous la peinture actuelle, témoignent de la richesse décorative passée. L’ensemble, classé Monument Historique en 2010, illustre les évolutions architecturales et artistiques de la région sur plusieurs siècles.