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Église Saint-Martin de Boeschepe dans le Nord

Nord

Église Saint-Martin de Boeschepe

    153 Place de la Mairie
    59299 Boeschepe

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
avant 1777
Construction de la sacristie sud-est
après 1841
Construction de la sacristie nord-est
6 mars 1906
Meurtre de Géry Ghysel
2016
Début des travaux de restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Géry Ghysel - Victime des inventaires de 1906 Tué dans l'église, symbole de résistance.
Charles de Claerhout - Seigneur local du XVIIe siècle Tombe présente dans l'église.
Adrienne de la Douve - Héritière des biens de Claerhout Installa une plaque commémorative en 1620.
François Bisman - Architecte du patrimoine Dirige la restauration depuis 2016.

Origine et histoire

L'église Saint-Martin de Boeschepe est une hallekerque catholique située dans les Hauts-de-France, caractérisée par sa tour carrée surmontée d'une flèche octogonale et ses trois nefs. Elle abrite un chœur polygonal et deux sacristies, dont l'une date d'avant 1777 et l'autre d'après 1841. Son architecture reflète des ajouts successifs, comme les sacristies ajoutées pour uniformiser le chevet.

Au XVIIe siècle, l'église abritait la tombe de Charles de Claerhout, seigneur local, et une plaque commémorative installée par Adrienne de la Douve, héritière de ses biens. Ces éléments soulignent son importance pour les familles nobles de la région. L'édifice reste un témoignage de l'histoire sociale et religieuse de Boeschepe.

Le 6 mars 1906, lors des inventaires liés à la séparation des Églises et de l'État, des affrontements opposèrent les forces de l'ordre aux habitants. Géry Ghysel y fut tué, un événement qui précipita la chute du gouvernement Rouvier et la suspension des inventaires. Cet épisode marqua durablement l'histoire de l'église, associée depuis à la résistance catholique.

Depuis 2016, l'église fait l'objet d'une restauration majeure dirigée par l'architecte François Bisman, avec un budget estimé à 910 000 euros. Les travaux, étalés sur plusieurs années, visent à préserver ce patrimoine architectural et historique, symbole des tensions religieuses du début du XXe siècle.

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