Frise chronologique
XIIe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef
XIIe siècle (≈ 1250)
Nef romane avec porte en plein cintre
XIVe-XVe siècle
Ajout du faux transept
Ajout du faux transept
XIVe-XVe siècle (≈ 1550)
Deux chapelles de style gothique
1779
Réfection du chœur
Réfection du chœur
1779 (≈ 1779)
Inscription sur l'arc triomphal
27 juin 1984
Classement MH
Classement MH
27 juin 1984 (≈ 1984)
Inscription monument historique
1992
Restauration du clocher
Restauration du clocher
1992 (≈ 1992)
Financement par Sauvegarde de l'art français
1994
Remplage chapelle sud
Remplage chapelle sud
1994 (≈ 1994)
Restauration financée par association
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 24) : inscription par arrêté du 27 juin 1984
Personnages clés
| Arcisse de Caumont - Historien et archéologue |
A étudié la tour (XVIe) |
| Seigneur de Bourgeauville - Patron de la paroisse |
Nommait les abbés locaux |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Bourgeauville, située dans le Calvados en Normandie, est un édifice religieux dont les parties les plus anciennes remontent au XIIe siècle. La nef, typique de l'art roman, conserve une porte en plein cintre aujourd'hui fermée. Ce monument illustre l'évolution architecturale locale, avec des ajouts successifs reflétant les styles gothique flamboyant et classique.
Au XIVe-XVe siècle, un faux transept composé de deux chapelles est ajouté à l'édifice. La tour, attribuée au XVIe siècle par Arcisse de Caumont mais potentiellement du XVe, reste inachevée. Le chœur subit une réfection majeure en 1779, comme l'atteste une inscription sur l'arc triomphal. Ces transformations successives témoignent des besoins liturgiques et des capacités financières changeantes de la paroisse.
L'église est classée monument historique en 1984, reconnaissant sa valeur patrimoniale. La Sauvegarde de l'art français a financé des restaurations dans les années 1990, notamment pour le clocher (1992) et le remplage de la chapelle sud (1994). La flèche en charpente et ardoises, caractéristique de l'architecture normande, couronne l'ensemble. La nomination de l'abbé relevait traditionnellement du seigneur local, soulignant les liens féodaux persistants.
Le plan en croix latine, les fenêtres flamboyantes du transept et la sacristie ajoutée au XIXe siècle complètent cet édifice représentatif du patrimoine religieux normand. Les matériaux locaux et les techniques constructives traditionnelles y sont largement employés, reflétant les ressources disponibles dans la région à travers les siècles.