Frise chronologique
Vers l’an 1000
Transfert aux moines de La Charité-sur-Loire
Transfert aux moines de La Charité-sur-Loire
Vers l’an 1000 (≈ 50)
Changement de tutelle religieuse.
VIIe siècle
Première mention de l'église
Première mention de l'église
VIIe siècle (≈ 750)
Dépendance de l’abbaye Saint-Germain d'Auxerre.
1220
Fondation du prieuré par Guillaume de Seignelay
Fondation du prieuré par Guillaume de Seignelay
1220 (≈ 1220)
Rattaché au Grand-Saint-Bernard de Montjoux.
XVe siècle
Reconstruction de la nef et du chœur
Reconstruction de la nef et du chœur
XVe siècle (≈ 1550)
Ajout d’éléments Renaissance.
2001
Classement monument historique
Classement monument historique
2001 (≈ 2001)
Inscription de l’église en totalité.
2005
Restauration des fresques
Restauration des fresques
2005 (≈ 2005)
Travaux sur les peintures murales médiévales.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. C 1134) : inscription par arrêté du 10 septembre 2001
Personnages clés
| Guillaume de Seignelay - Évêque d'Auxerre |
Fonda le prieuré de Branches en 1220. |
| Saint Martin - Patron de l'église |
Dédicace religieuse de l’édifice. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Branches, située dans le département de l'Yonne, est mentionnée dès le VIIe siècle comme dépendant de l’abbaye Saint-Germain d'Auxerre. Vers l’an 1000, elle passe sous la tutelle des moines de La Charité-sur-Loire. En 1220, Guillaume de Seignelay, évêque d'Auxerre, fonde un prieuré attaché à l’abbaye du Grand-Saint-Bernard de Montjoux, dont les vestiges subsistent dans l’église actuelle. Ce prieuré, démantelé à la Révolution, laisse place à une église partiellement reconstruite aux XIIe, XVe et XVIIe siècles, mêlant styles roman, gothique et Renaissance.
L’édifice conserve des éléments architecturaux variés : une nef romane du XIIe siècle, un chœur et des baies de style Renaissance, ainsi que des stalles du XVIe siècle et des boiseries du XVIIe siècle. Son décor intérieur est marqué par des fresques médiévales classées, dont une procession de 32 personnages sur la paroi Sud, typique de l’art roman bourguignon. Ces peintures, partiellement restaurées en 2005, représentent des scènes comme l’entrée de Jésus à Jérusalem, ainsi que des motifs géométriques et des figures de saints.
L’église abrite également un mobilier remarquable, incluant une Vierge à l’Enfant du XVIIe siècle, des statues comme celle de saint Sébastien, et des tableaux tels que Marie-Madeleine au pied de la Croix. Son histoire reflète les liens étroits avec les institutions religieuses locales, notamment l’archidiocèse de Sens-Auxerre et les prieurés médiévaux. Classée monument historique en 2001, elle dépend aujourd’hui de la paroisse Notre-Dame-des-Trois-Vallées.
Les fresques, découvertes et restaurées, révèlent des influences artistiques variées, allant du roman au gothique, en passant par des traces de la Renaissance. Parmi les représentations notables figurent saint Barthélémy avec une épée, ou un chevalier en armure du XIIIe siècle. Ces éléments soulignent l’importance patrimoniale de l’édifice, tant pour son architecture que pour son décor peint, témoin des pratiques religieuses et artistiques en Bourgogne.
Extérieurement, l’église, remaniée au XIXe siècle, présente une façade ouest et un chevet plats, s’inscrivant dans un rectangle simple. Son mobilier, décrit comme « rustique et homogène », complète un ensemble où se mêlent histoire locale et art sacré. La présence de ces fresques, rares et bien conservées, en fait un site majeur pour l’étude de la peinture murale médiévale en Bourgogne-Franche-Comté.