Frise chronologique
1145 ou 1147
Confirmation de la donation
Confirmation de la donation
1145 ou 1147 (≈ 1147)
Renaud II de Clermont ajoute des terres et privilèges.
Fin XIe - Début XIIe siècle
Fondation de l'église primitive
Fondation de l'église primitive
Fin XIe - Début XIIe siècle (≈ 1225)
Donation à l'abbaye Saint-Germer-de-Fly par Hugues Ier de Clermont.
Début XIIIe siècle
Construction du chœur gothique
Construction du chœur gothique
Début XIIIe siècle (≈ 1304)
Remplacement du chœur et transept romans.
1515-1521
Rénovation de la nef et consécration
Rénovation de la nef et consécration
1515-1521 (≈ 1518)
Financement par Pierre II d'Argillière et Michel de Rimaugis.
1760
Suppression du prieuré
Suppression du prieuré
1760 (≈ 1760)
Transformation en ferme par l'abbaye Saint-Germer-de-Fly.
19 mars 1921
Classement monument historique
Classement monument historique
19 mars 1921 (≈ 1921)
Protection de l'édifice par l'État français.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 19 mars 1921
Personnages clés
| Hugues Ier de Clermont - Comte de Clermont |
Donateur initial de l'église à l'abbaye Saint-Germer-de-Fly. |
| Renaud II de Clermont - Comte de Clermont |
Confirme et étend la donation de son père. |
| Michel de Rimaugis - Curé de Breuil-le-Vert |
Finance les travaux de la nef au XVIe siècle. |
| Pierre II d'Argillière - Seigneur de Breuil-le-Vert |
Cofinanceur des travaux de rénovation de 1515. |
| Charles de Villiers de L'Isle-Adam - Évêque de Limoges |
Consacre l'église en 1521 en remplacement de l'évêque de Beauvais. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Breuil-le-Vert, située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France, est un édifice dont les origines remontent à la fin du XIe siècle. Fondée sous l'impulsion des comtes de Clermont, elle fut initialement donnée à l'abbaye Saint-Germer-de-Fly en 1099 ou 1100, après une réclamation de l'évêque de Beauvais concernant la négligence du curé local. Ce monument, d'abord de plan basilical roman, fut profondément transformé au fil des siècles, notamment avec l'ajout d'un chœur gothique au XIIIe siècle et des remaniements majeurs au XVIe siècle.
La nef actuelle, élargie au début du XVIe siècle grâce au financement de Pierre II d'Argillière et du curé Michel de Rimaugis, intègre des vestiges romans comme les grandes arcades bouchées visibles au sud. Le chœur, construit au XIIIe siècle, présente un style gothique homogène avec des voûtes d'ogives et un chevet plat. La chapelle latérale sud, dédiée à saint Joseph, date quant à elle de la fin du XIIe siècle et fut revoûtée partiellement au XIVe siècle. L'église fut classée monument historique en 1921, après avoir subi des restaurations controversées au XIXe siècle, notamment le voûtement en briques et plâtre de la nef.
L'histoire de l'église est également marquée par la suppression du prieuré adjacent en 1760, la Révolution française, et des campagnes de restauration au XIXe siècle, dont certaines, comme le remplacement des voûtes romanes par des structures néo-gothiques, ont altéré son authenticité. Malgré ces transformations, l'édifice conserve des éléments remarquables, tels que les chapiteaux romans aux motifs géométriques archaïques, le clocher du XIIIe siècle, et un mobilier classé, dont une Charité de Saint-Martin du XVIe siècle.
Le clocher, typique de l'architecture gothique du Beauvaisis, se distingue par ses baies géminées et sa flèche en bâtière, tandis que l'intérieur révèle un chœur-halle aux supports amincis, caractéristique de la période rayonnante. Les vitraux du XIIIe siècle, partiellement dispersés aux États-Unis au XIXe siècle, ont été reproduits pour l'église. Aujourd'hui, l'association pour la Sauvegarde de l'église Saint-Martin de Breuil-le-Vert (SMBLV) œuvre à sa préservation, organisant des événements pour financer sa restauration.
L'église Saint-Martin illustre ainsi les évolutions architecturales et historiques de la région, depuis ses débuts romans jusqu'à ses transformations gothiques et modernes, tout en restant un lieu de culte actif et un patrimoine local précieux.