Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Première édification de l'église, subsistent les assises du clocher.
1523
Reconstruction gothique
Reconstruction gothique 1523 (≈ 1523)
Début de la reconstruction de l'église sur les anciennes fondations.
XVIe siècle
Construction du chœur
Construction du chœur XVIe siècle (≈ 1650)
Édification du chœur dans le style flamboyant.
Fin du XVIe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef Fin du XVIe siècle (≈ 1695)
Construction de la nef et des bas-côtés de type halle kerque.
1726
Création d'une cloche
Création d'une cloche 1726 (≈ 1726)
Une cloche classée monument historique.
Fin du XVIIe siècle
Ajout du parapet
Ajout du parapet Fin du XVIIe siècle (≈ 1795)
Construction du parapet du clocher.
1991
Reconstruction de la flèche
Reconstruction de la flèche 1991 (≈ 1991)
La flèche du clocher est reconstruite à l'identique.
2000
Inscription monument historique
Inscription monument historique 2000 (≈ 2000)
L'église est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.
2009
Restauration et réouverture
Restauration et réouverture 2009 (≈ 2009)
L'église est restaurée et re-dédiée à saint Éloi.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. 482-AB 30) : inscription par arrêté du 21 juillet 2000
Personnages clés
Philippe de Courteville
Membre de la famille de Courteville qui fit bâtir l'église au début du XVIe siècle.
Origine et histoire de l'Église Saint-Martin
L'église Saint-Martin, aujourd'hui dite Saint-Éloi-et-Saint-Martin, se trouve à La Buissière, commune rattachée à Bruay-la-Buissière depuis 1987, et dépend de la paroisse Saints-Pierre-et-Paul en Bruaysis du diocèse d'Arras. Le premier édifice remontait au XIIIe siècle : il n'en subsiste que les premières assises d'appareillage de grès du clocher. La reconstruction gothique a commencé en 1523 sur ces fondations et, au XVIe siècle, le fief ayant été vendu à la famille de Courteville, une nouvelle église fut élevée ; le chœur, daté de 1540-1550, constitue un exemple de l'art flamboyant en Artois. La nef et ses bas-côtés, de type halle kerque, datent de la fin du XVIe siècle ; l'édifice comporte quatre travées de long et des voûtes quadripartites. Le clocher conserve des assises anciennes tandis que son parapet date de la fin du XVIIe siècle ; la flèche, élevée à la fin du XVIIe ou au début du XVIIIe siècle, a été reconstruite à l'identique en 1991. Une cloche de 1726 est classée au titre des objets des monuments historiques depuis 1943. Les vitraux du XVIe siècle, démolis à la Révolution, ont été refaits à l'identique dans la deuxième moitié du XIXe siècle, période qui a vu d'autres travaux de réfection. Fermée entre 2000 et 2009 pour des raisons de sécurité, l'église a ensuite été restaurée et a reçu en 2009 sa dédicace à saint Éloi ; une statue du saint se trouve à l'intérieur. L'édifice est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 20 juillet 2000 et se visite sur rendez-vous en dehors des cérémonies. Orientée nord-nord-est, l'église mesure 42 mètres de long sur 14 mètres de large et présente un plan en croix latine avec un chœur légèrement surélevé de 79 m² au nord-est, couvert de voûtes flamboyantes. À l'intérieur, une colonne porte les armes de Philippe de Courteville, qui fit bâtir l'église au début du XVIe siècle. Les fonts baptismaux de grès, portant les armes de la famille de Maulde et datés de 1627, sont classés objets historiques depuis 1907 ; leur cuve, de 2,80 mètres de circonférence, est richement décorée et soutenue par trois personnages figurant la Foi (une croix), l'Espérance (une ancre) et la Charité (un enfant). Cette église-halle, caractéristique de l'Artois, est ainsi un témoin des continuités et des restaurations qui ont marqué le patrimoine religieux du Pas-de-Calais.