Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église romane originale.
XVIIIe siècle
Modifications architecturales
Modifications architecturales
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Agrandissement des fenêtres, ajout de la sacristie.
24 janvier 2011
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
24 janvier 2011 (≈ 2011)
Protection officielle de l'édifice en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. C 506) : inscription par arrêté du 24 janvier 2011
Personnages clés
| Saint Martin - Figure religieuse symbolique |
Représenté partageant son manteau sur un chapiteau. |
| Magdeleine Ferry - Historienne de l'art |
A étudié les portes romanes du Lot-et-Garonne. |
| Georges Tholin - Architecte et historien |
A analysé l'architecture religieuse de l'Agenais. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Cadillac, située au hameau de Cadillac sur la commune de Roumagne (Lot-et-Garonne), est un édifice religieux catholique construit au XIIe siècle. Elle représente un exemple typique de l'architecture romane, avec des caractéristiques stylistiques bien préservées malgré quelques modifications ultérieures. Son portail sud, particulièrement remarquable, s'inspire des portes intérieures du monastère de Leyre en Navarre, avec des chapiteaux historiés et un tympan divisé en trois compartiments symboliques.
Au XVIIIe siècle, la cure de l'église fut rattachée à l'archiprêtré de Lauzun, période durant laquelle plusieurs fenêtres furent agrandies et une sacristie ajoutée au nord du chœur. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques le 24 janvier 2011, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Le portail sud, orné de sculptures représentant des scènes bibliques comme la tentation d'Adam et Ève ou la charité de saint Martin, ainsi que des motifs animaux et végétaux, témoigne d’un artisanat raffiné pour l’époque.
Le tympan du portail, encadré de rinceaux, met en scène l’Agneau pascal au centre, entouré de deux oiseaux aux têtes tournées vers l’extérieur, symbolisant peut-être la victoire de l’esprit sur le corps. Ces éléments décoratifs, combinés à la structure romane d’origine, font de cette église un monument emblématique du patrimoine religieux de la Nouvelle-Aquitaine. Les sources historiques, comme les études de Magdeleine Ferry et Georges Tholin, soulignent son importance architecturale dans la région.