Frise chronologique
fin XIIIe siècle
Construction du château
Construction du château
fin XIIIe siècle (≈ 1395)
Édification du château surveillant la vallée.
1500-1600
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1500-1600 (≈ 1550)
Commande des Estissac, style gothique tardif.
1771
Cession à la paroisse
Cession à la paroisse
1771 (≈ 1771)
La chapelle devient église paroissiale.
années 1880
Restauration de l'église
Restauration de l'église
années 1880 (≈ 1880)
Travaux de conservation majeurs.
2009
Découverte d'une fresque
Découverte d'une fresque
2009 (≈ 2009)
Fragment de Crucifixion mis au jour.
2012
Classement monument historique
Classement monument historique
2012 (≈ 2012)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. A 125) : inscription par arrêté du 3 septembre 2012
Personnages clés
| Geoffroy d'Estissac - Évêque de Maillezais |
Commanditaire probable de la chapelle. |
| Bertrand d'Estissac - Baron de Cahuzac, sénéchal d'Agenais |
Frère de Geoffroy, seigneur local. |
| Louise-Élisabeth de La Rochefoucauld - Duchesse d’Enville, baronne de Cahuzac |
Céda la chapelle à la paroisse. |
| Joseph Villiet - Artisan verrier bordelais |
Auteur d'un vitrail en 1879. |
Origine et histoire
L’église Saint-Martin de Cahuzac, située dans le département de Lot-et-Garonne, trouve son origine dans l’histoire du château local, construit à la fin du XIIIe siècle pour surveiller la vallée du Dropt. Ce château, propriété de la baronnie de Cahuzac qui regroupait douze paroisses, appartenait à des familles nobles comme les Caumont, puis les Estissac (vers 1400-1586), avant de passer aux La Rochefoucauld par mariage. La chapelle actuelle, édifiée entre 1500 et 1600, fut commandée par les Estissac, probablement par Geoffroy d'Estissac, évêque de Maillezais et frère du baron Bertrand d'Estissac, sénéchal d'Agenais.
À l’origine, cette chapelle servait de lieu de culte privé pour les seigneurs du château. En 1771, après la destruction de l’ancienne église paroissiale, Louise-Élisabeth de La Rochefoucauld, duchesse d’Enville et baronne de Cahuzac, la céda à la communauté locale. L’édifice devint alors l’église paroissiale du village. Elle fut restaurée dans les années 1880, puis classée monument historique en 2012 après la découverte partielle d’une fresque médiévale en 2009.
Architecturalement, l’église se distingue par son style gothique tardif, avec une nef unique de 22 mètres de long, une voûte en étoile ornée de liernes et tiercerons, et des baies à remplage flamboyant. Le portail en arc brisé, surmonté d’un fronton triangulaire, et une tour carrée abritant un escalier à vis complètent son caractère remarquable. Les vitraux, datant de la fin du XIXe siècle, portent les noms de donateurs locaux, dont celui de l’artisan bordelais Joseph Villiet.
En 2011, une association fut créée pour préserver et valoriser ce patrimoine, soulignant son importance historique et artistique. La fresque partielle découverte en 2009, représentant une Crucifixion, reste en cours d’étude, ajoutant un mystère à ce monument chargé d’histoire.