Frise chronologique
1153
Première mention écrite
Première mention écrite
1153 (≈ 1153)
Bulle papale confirmant les possessions de Sarlat.
XIIIe siècle
Restauration post-conflits
Restauration post-conflits
XIIIe siècle (≈ 1350)
Façade refaite après dommages de guerre.
Fin XVe siècle
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef
Fin XVe siècle (≈ 1595)
Après la guerre de Cent Ans.
XVIe siècle
Dévastation par les guerres de religion
Dévastation par les guerres de religion
XVIe siècle (≈ 1650)
Édifice « à moitié ruiné » (évêque d’Agen).
1802
Intégration à Monflanquin
Intégration à Monflanquin
1802 (≈ 1802)
Fin de la paroisse indépendante de Calviac.
1830
Cloisonnement des absidioles
Cloisonnement des absidioles
1830 (≈ 1830)
Modification intérieure de l’église.
1995
Classement monument historique
Classement monument historique
1995 (≈ 1995)
Inscription avec son cimetière attenant.
2005
Découverte archéologique
Découverte archéologique
2005 (≈ 2005)
Sarcophages du VIe siècle et sépultures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. BM 11) et le cimetière attenant avec son mur de clôture (cad. BM 10) : inscription par arrêté du 28 décembre 1995
Personnages clés
| Pape Eugène III - Autorité religieuse |
Confirme les possessions de Sarlat en 1153. |
| Guillaume-Amanieu - Seigneur de Calviac (XIIIe s.) |
Cède des terres pour fonder Monflanquin. |
| Alphonse de Poitiers - Comte et fondateur |
Établit la bastide de Monflanquin en 1252. |
| Nicolas de Villars - Évêque d’Agen (XVIe s.) |
Décrit l’église « à moitié ruiné ». |
| M. de Saint-Amans - Acquéreur post-Révolution |
Rachète l’église comme bien national. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Calviac, située au lieu-dit Calviac à Monflanquin (Lot-et-Garonne), trouve ses origines au XIIe siècle, époque où elle est mentionnée pour la première fois en 1153 dans une bulle papale confirmant ses liens avec l’abbaye de Sarlat. À l’origine, elle dépendait probablement d’un seigneur local, qui l’aurait cédée à l’abbaye entre la fin du XIe et le début du XIIe siècle. L’édifice, constitué en prieuré-cure, fut marqué par les conflits dès le XIIIe siècle, nécessitant des restaurations, notamment de sa façade. La guerre de Cent Ans (fin XVe siècle) entraîna la reconstruction de la nef, du transept et de la voûte du chœur, tandis que les guerres de religion du XVIe siècle laissèrent l’église « à moitié couverte », sans porte ni cloches, comme le décrivent les archives épiscopales.
Au XVIIe siècle, des réparations majeures furent entreprises : le clocher-mur fut relevé, et la voûte du chœur restaurée. L’église, vendue comme bien national pendant la Révolution, fut rachetée par M. de Saint-Amans pour être restituée à la communauté. Les fouilles de 2005 révélèrent des sarcophages du VIe siècle et des sépultures du Xe siècle sous l’édifice, ainsi que des chapiteaux antiques réemployés, attestant d’une occupation ancienne du site. L’église, de plan en croix latine avec une nef unique et un chevet bénédictin, fut classée monument historique en 1995, préservant ainsi son patrimoine architectural hybride, mêlant roman, gothique et ajouts postérieurs.
L’histoire de Calviac est aussi liée à la fondation de Monflanquin : en 1252, Guillaume-Amanieu, seigneur de Calviac, céda des terres à Alphonse de Poitiers pour y établir la bastide. Jusqu’en 1802, la paroisse de Calviac englobait un vaste territoire, incluant Monflanquin, avant d’être intégrée à la paroisse Saint-André. Les transformations se poursuivirent au XIXe siècle, avec le cloisonnement des absidioles en 1830 et des réparations du chœur vers 1866. Aujourd’hui, l’église et son cimetière attenant, entourés de murs, restent un témoignage des évolutions religieuses, politiques et sociales de la région, des origines médiévales à l’époque moderne.