Frise chronologique
1146
Première mention écrite
Première mention écrite
1146 (≈ 1146)
Possession de l'abbaye Saint-Sauveur de Figeac
1562
Transformation en temple protestant
Transformation en temple protestant
1562 (≈ 1562)
Don aux protestants par Charles de Cornély
1679
Abandon de l'église
Abandon de l'église
1679 (≈ 1679)
Décrite comme *« déserte et sans office »*
1er août 1912
Classement monument historique
Classement monument historique
1er août 1912 (≈ 1912)
Protection officielle de l'édifice
1914-1915
Restauration par Henri Chaine
Restauration par Henri Chaine
1914-1915 (≈ 1915)
Reconstruction partielle de la nef
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle (ancienne) : classement par arrêté du 1er août 1912
Personnages clés
| Charles de Cornély - Coseigneur de Camboulit |
Converti au protestantisme, cède l'église |
| Henri Chaine - Architecte en chef |
Restaure l'église au début du XXe |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Camboulit, située dans le département du Lot en Occitanie, date de la seconde moitié du XIIe siècle. Elle est mentionnée pour la première fois en 1146 comme possession de l'abbaye Saint-Sauveur de Figeac. Son architecture romane se caractérise par une nef unique voûtée, une abside semi-circulaire renforcée de contreforts, et une croisée de transept surmontée d'une tour ajoutée au XVIe siècle. Les fenêtres de l'abside, jamais closes, et les modillons sans décor suggèrent une construction sobre, typique des églises rurales de l'époque.
En 1562, l'église est cédée aux protestants par Charles de Cornély, coseigneur de Camboulit converti à la Réforme. Ceux-ci la transforment en temple, ajoutant probablement la tour au-dessus du chœur et une voûte basse dans la nef. Un document de 1679 atteste son abandon : l'édifice, décrit comme « déserte et sans office », perd alors son statut paroissial. Son déclin se poursuit jusqu'au début du XXe siècle, où elle se trouve en ruine.
Entre 1914 et 1915, l'architecte en chef Henri Chaine mène une restauration majeure, reconstruisant notamment l'élévation nord de la nef effondrée. Classée monument historique dès le 1er août 1912, l'église conserve des traces de ses transformations successives, comme les murs arasés de la tour du XVIe siècle. Son histoire reflète les tensions religieuses de la région, entre catholicisme médiéval et protestantisme renaissant, ainsi que les enjeux de préservation du patrimoine rural.
Aujourd’hui, l’église Saint-Martin se distingue par son isolement sur une butte, au milieu du cimetière communal. Son plan original — nef unique, travée droite précédant l’abside, et croisée voûtée en berceau — en fait un exemple remarquable de l’architecture romane lotoise. Les lauzes couvrant l’abside et les contreforts dépourvus d’ornementation illustrent une sobriété caractéristique des édifices religieux ruraux de l’époque.