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Église Saint-Martin de Cangey en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise

Église Saint-Martin de Cangey

    3 Rue de Saint-Ouen les Vignes
    37530 Cangey
Propriété de la commune
Église Saint-Martin de Cangey
Église Saint-Martin de Cangey
Église Saint-Martin de Cangey
Église Saint-Martin de Cangey
Église Saint-Martin de Cangey
Église Saint-Martin de Cangey
Église Saint-Martin de Cangey
Église Saint-Martin de Cangey
Crédit photo : Joël Thibault - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Construction initiale
Fin XIIe - début XIIIe siècle
Agrandissement de la nef
XVIe siècle
Rénovations majeures
XVIIe siècle
Ajouts finaux
21 avril 1948
Inscription MH
1996
Découverte des peintures
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise, à l'exception du porche moderne précédant la façade Ouest (cad. C 312) : inscription par arrêté du 21 avril 1948

Personnages clés

Seigneurs de Cangey - Commanditaires des vitraux Financèrent les vitraux du chœur vers 1540.

Origine et histoire

L'église Saint-Martin de Cangey, située dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire, est un édifice paroissial catholique dont les parties les plus anciennes remontent au XIe siècle. Construite dans le centre-bourg de Cangey, elle suit l’orientation des courbes de niveau du coteau dominant la Loire, avec une nef unique et un chœur prolongé par une abside à trois pans. Son histoire architecturale reflète des ajouts successifs : une travée de nef à la fin du XIIe ou début XIIIe siècle, des modifications majeures au XVIe siècle (travée de nef, chœur et vitraux), et une voûte en lambris ainsi qu’un porche au XVIIe siècle.

Les découvertes archéologiques et artistiques de l’église révèlent son importance patrimoniale. En 1996, la réouverture d’une baie murée dans la nef a mis au jour deux peintures du XIe ou XIIe siècle, surnommées « les animaux musiciens » : un bouc jouant de la flûte et un lièvre au tambourin, symboles médiévaux à vocation moralisatrice. Ces œuvres, rares pour leur époque, suggèrent une décoration murale plus étendue à l’origine. Les vitraux du chœur, financés par les seigneurs de Cangey vers 1540 et classés en 1901, illustrent des scènes religieuses dans leur partie supérieure conservée. Une chape en brocart d’or du XVIIe siècle et des statues des XVe et XVIe siècles, également classées, complètent ce mobilier remarquable.

L’église, presque intégralement inscrite comme monument historique par arrêté du 21 avril 1948 (à l’exception du porche moderne), témoigne des évolutions stylistiques et liturgiques de la Touraine. Son architecture mêle des éléments romans (nef du XIe siècle, chapiteaux à sirènes-oiseaux), gothiques (baies du XVIe siècle) et classiques (voûte en lambris). La chapelle nord, voûtée et ornée de peintures du XIXe siècle, contraste avec l’abside Renaissance, épaulée de contreforts. Ces strates historiques en font un exemple représentatif du patrimoine religieux rural français, marqué par des campagnes de construction et de décoration s’étalant sur sept siècles.

Le site, propriété de la commune de Cangey, conserve également des traces de modifications ultérieures, comme la démolition de la sacristie au XIXe siècle. Son emplacement, parallèle aux courbes de niveau du coteau, et son orientation est-nord-est/ouest-sud-ouest, soulignent son intégration dans le paysage tourangeau. Les sources écrites, notamment les ouvrages de Jean-Mary Couderc et Robert Ranjard, ainsi que les bases Mérimée et Monumentum, documentent son évolution et sa protection, tout en mettant en lumière son rôle dans l’histoire locale, depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque moderne.

Liens externes