Frise chronologique
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIe siècle (≈ 1150)
Origine de l'église médiévale
XIIe siècle
Voûtes de la crypte
Voûtes de la crypte
XIIe siècle (≈ 1250)
Parmi les plus anciennes du Quercy
1450
Testament de Jeanne Hébrard
Testament de Jeanne Hébrard
1450 (≈ 1450)
Transmission de la seigneurie
1581
Sépulture de Jean Hébrard
Sépulture de Jean Hébrard
1581 (≈ 1581)
Ambassadeur enterré dans l'église
1883-1886
Reconstruction néoromane
Reconstruction néoromane
1883-1886 (≈ 1885)
Conservation de la crypte
8 mars 1923
Classement de la crypte
Classement de la crypte
8 mars 1923 (≈ 1923)
Protection au titre des Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Crypte : classement par arrêté du 8 mars 1923
Personnages clés
| Saint Namphaise - Ermite et saint local |
Tombeau dans la crypte |
| Jeanne Hébrard de Saint-Sulpice - Dame de Caniac |
Transmet la seigneurie en 1450 |
| Jean Hébrard de Saint-Sulpice - Ambassadeur |
Enterré dans l'église en 1581 |
| Jean Gabriel Achille Rodolosse - Architecte départemental |
Reconstruit l'église en 1883-1886 |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Caniac-du-Causse, située dans le Lot, remonte au XIe siècle. Elle fut probablement liée dès le Xe siècle à l'abbaye de Marcilhac, avant d'être restituée lors de la Première croisade. La crypte, datant du XIIe siècle, abrite le tombeau de saint Namphaise, ermite légendaire associé à des miracles, notamment la guérison des épileptiques. Ses voûtes d'ogives comptent parmi les plus anciennes du Quercy.
La seigneurie de Caniac appartint successivement aux familles de Thémines, Cardaillac-Thémines, puis aux Hébrard de Saint-Sulpice, dont Jean, ambassadeur enterré dans l'église en 1581. Au XVIIe siècle, elle passa aux Crussol par mariage. L'église fut reconstruite en style néoroman entre 1883 et 1886, conservant sa crypte romane classée Monument Historique en 1923.
La crypte, accessible autrefois par deux escaliers, se compose de deux vaisseaux voûtés et d'une abside semi-circulaire. Elle abrite une châsse-reliquaire en pierre, surélevée pour permettre le passage des pèlerins sous les reliques. Les vitraux, datés de 1887, sont signés G. P. Dagrand. L'édifice mêle ainsi héritage médiéval et transformations du XIXe siècle.