Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Chevet roman, cul-de-four et chapiteaux originels.
XIVe siècle
Ajout du clocher-tour
Ajout du clocher-tour
XIVe siècle (≈ 1450)
Tour ouest renforcée par contreforts ogivaux.
XVe–XVIe siècles
Agrandissement post-guerre de Cent Ans
Agrandissement post-guerre de Cent Ans
XVe–XVIe siècles (≈ 1650)
Collatéraux et voûtes d’ogives ajoutés.
XVIIe siècle
Construction du porche nord
Construction du porche nord
XVIIe siècle (≈ 1750)
Portail monumental et escalier en bois.
vers 1770
Réalisation du maître-autel
Réalisation du maître-autel
vers 1770 (≈ 1770)
Œuvre des frères Mazzetti en marbre.
1875
Peintures intérieures
Peintures intérieures
1875 (≈ 1875)
Décoration murale figurative et restaurée en 2003.
23 septembre 1970
Classement monument historique
Classement monument historique
23 septembre 1970 (≈ 1970)
Inscription à l’inventaire des MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. F 124) : inscription par arrêté du 23 septembre 1970
Personnages clés
| Frères Mazzetti - Sculpteurs suisses |
Auteurs du maître-autel (vers 1770). |
Origine et histoire
L’église Saint-Martin de Caupenne, située dans le département des Landes en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice dont la construction remonte au XIIe siècle. De cette période subsistent le chevet roman, le cul-de-four, le berceau du chœur et deux chapiteaux à feuillages. Ce chevet, rythmé par des contreforts, conserve une corniche à billettes et des modillons sculptés, bien que dégradés par le temps. Certains représentent des motifs animaux et humains typiques de l’art roman pyrénéen.
Au XIVe siècle, une tour est érigée à l’ouest, servant aujourd’hui de clocher. Renforcée par trois contreforts reliés par des arcades ogivales, elle est équipée d’archères. Ce clocher marque une première extension significative de l’édifice. Au XVe siècle, après la guerre de Cent Ans, l’église est agrandie par l’ajout de deux collatéraux, et la nef est voûtée d’ogives. Ces travaux, s’étalant jusqu’au XVIe siècle, reflètent à la fois la reprise démographique et la volonté de restaurer un lieu de culte marqué par le conflit.
Le XVIIe siècle voit l’ajout d’un porche nord, abritant un escalier en bois menant au clocher, un portail monumental et une petite porte ornée de motifs floraux et d’inscriptions latines. Ce portail, avec ses pilastres moulurés, évoque l’architecture des châteaux de Chalosse. Vers 1770, les frères Mazzetti, sculpteurs suisses, réalisent le maître-autel en marbre, d’une sobriété remarquable. Le lustre en bois doré de la nef, conçu initialement pour le théâtre de Bayonne, date également du XVIIIe siècle.
L’intérieur de l’église, entièrement revêtu de peintures décoratives et figurées en 1875, est restauré en 2003. Ces fresques incluent une représentation du Christ entouré des quatre évangélistes dans le chœur. Le retable du maître-autel, peint en faux marbre, intègre des statues de saint Pierre et saint Paul encadrant une toile de la Crucifixion. Les collatéraux abritent des tableaux du XIXe siècle, comme celui de l’Institution du rosaire, illustrant saint Dominique et la Vierge.
Classée monument historique en 1970, l’église Saint-Martin allie éléments romans (chevet, modillons) et gothiques (voûtes, arcades). Ses boiseries, confessionnaux et autels du XIXe siècle complètent une décoration intérieure riche, témoignant de son évolution architecturale et spirituelle à travers les siècles.