Église Saint-Martin de Caupenne dans les Landes

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique

Église Saint-Martin de Caupenne

  • D102
  • 40250 Caupenne
Église Saint-Martin de Caupenne
Église Saint-Martin de Caupenne
Église Saint-Martin de Caupenne
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Église Saint-Martin de Caupenne
Église Saint-Martin de Caupenne
Crédit photo : Ghislain118 - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction du chevet roman
XIVe siècle
Construction de la tour
XVIIe siècle
Ajout du porche nord
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. F 124) : inscription par arrêté du 23 septembre 1970

Personnages clés

Frères Mazzetti Sculpteurs suisses italiens ayant réalisé le maître-autel vers 1770.

Origine et histoire de l'Église Saint-Martin

L’église Saint-Martin, située à Caupenne dans les Landes, est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 23 septembre 1970 et a été considérée comme l’un des joyaux de la Chalosse. Son origine remonte au XIIe siècle : le chevet roman subsiste avec une corniche à billettes portée par modillons sculptés, une baie en plein cintre pourvue de colonnettes et de chapiteaux historiés, ainsi que des éléments intérieurs originels, notamment le cul-de-four, le berceau du chœur et deux chapiteaux à feuillages. Les sculptures, taillées dans une roche tendre, se sont fortement dégradées au fil des siècles, mais restent lisibles, tout comme la frise à rinceaux qui court autour de l’abside et des contreforts. L’archivolte de la fenêtre repose sur deux chapiteaux représentant des oiseaux réunis autour d’un fruit.

Au XIVe siècle, la tour qui sert aujourd’hui de clocher est élevée ; elle est renforcée à l’ouest par trois contreforts reliés par des arcades ogivales et est munie d’archères. Aux XVe et XVIe siècles, après la guerre de Cent Ans, l’édifice est agrandi par la construction de deux collatéraux et l’intégration de la surface de la tour à la nef ; la nef est alors ouverte, sa toiture modifiée et l’ensemble voûté d’ogives. Au XVIIe siècle, un porche est ajouté au nord de la tour ; il abrite l’escalier en bois menant au clocher, un portail monumental à pilastres et bandeau mouluré évoquant les demeures de Chalosse, ainsi qu’une petite porte surmontée d’un décor floral et d’inscriptions latines invoquant la Vierge, saint Martin, saint Jean, saint Michel et saint Roch avec le monogramme IHS.

Vers 1770, le maître-autel est réalisé par les frères Mazzetti, sculpteurs originaires de Cevio en Suisse italienne ; le retable qui le surmonte présente trois compartiments délimités par quatre colonnes partiellement cannelées dont la base porte des enroulements de feuillage, et des soubassements peints en faux marbre pour s’harmoniser avec l’ensemble. Le tableau central représente une Crucifixion encadrée par les statues de saint Pierre et saint Paul, la Vierge et saint Martin figurant de part et d’autre du Christ, Dieu le Père dominant la composition entre deux anges. Le grand lustre en bois doré de la nef, daté du XVIIIe siècle et peut‑être destiné au théâtre de Bayonne, est orné de fruits et d’épis de maïs.

L’intérieur, principalement gothique, est richement décoré de peintures décoratives et figuratives : l’ensemble a été exécuté en 1875 et restauré en 2003. Dans le chœur, une composition montre le Christ trônant et entouré des quatre évangélistes identifiés par leurs attributs (Luc le taureau, Jean l’aigle, Matthieu l’ange, Marc le lion). Derrière l’autel du collatéral gauche se trouvent trois grands tableaux du XIXe siècle représentant saint Jean‑Baptiste, saint Michel et saint Roch, séparés par des pilastres, tandis que le grand tableau du collatéral droit représente l’Institution du rosaire avec saint Dominique agenouillé devant la Vierge et l’Enfant et accompagné d’un chien porteur d’une torche, symbole de la tradition dominicaine.

Les boiseries, datées du XIXe siècle, comprennent les confessionnaux, les soubassements qui couvrent le bas des murs de la nef et du chœur et protègent les peintures, ainsi que des sièges intégrés dans les boiseries du chœur. Malgré les altérations liées au temps, l’église offre un remarquable ensemble architectural et décoratif, marqué par la superposition d’apports romans, gothiques et modernes.

Liens externes