Bulle papale 1100 (≈ 1100)
Le pape Pascal II atteste la dépendance de l'église au prieuré de Souvigny.
XIIe siècle
Construction romane
Construction romane XIIe siècle (≈ 1250)
Édification du chœur, du transept et de la croisée, ainsi que de la nef et des bas-côtés.
XIIIe siècle
Modification du clocher
Modification du clocher XIIIe siècle (≈ 1350)
Ajout d'un étage octogonal ajouré sur le clocher.
XVe siècle
Ajout de chapelles
Ajout de chapelles XVe siècle (≈ 1550)
Construction de quatre chapelles contre les murs gouttereaux.
1645
Chute de l'aiguille
Chute de l'aiguille 1645 (≈ 1645)
L'aiguille en pierre du clocher est renversée.
1669
Fonds baptismaux
Fonds baptismaux 1669 (≈ 1669)
Création de la cuve à godrons reposant sur un piédestal figurant quatre enfants.
1699
Mise au tombeau
Mise au tombeau 1699 (≈ 1699)
Ajout d'une mise au tombeau liée au donateur Pierre Lécuyer.
XIXe siècle
Restauration et ajouts
Restauration et ajouts XIXe siècle (≈ 1865)
Ajout d'une chapelle au nord, d'une tourelle d'escalier et percements de passages.
1913
Classement historique
Classement historique 1913 (≈ 1913)
L'édifice est classé au titre des monuments historiques.
1933
Inscription historique
Inscription historique 1933 (≈ 1933)
L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Clocher : classement par arrêté du 30 décembre 1913 ; Eglise (sauf clocher classé) : inscription par arrêté du 8 mai 1933
Personnages clés
Pape Pascal II
Pape ayant attesté la dépendance de l'église au prieuré de Souvigny en 1100.
Pierre Lécuyer
Donateur lié à la mise au tombeau de 1699.
Origine et histoire de l'Église Saint-Martin
L'église Saint‑Martin, à Cérilly dans l'Allier, dépendait du prieuré de Souvigny, comme l'atteste une bulle du pape Pascal II en 1100. Le chœur, le transept et la croisée constituent les parties les plus anciennes de l'édifice, d'origine romane. La partie orientale date du début du XIIe siècle, tandis que le reste appartient au XIIe siècle, avec des voûtements et des adjonctions du XVe siècle et quelques apports au XIXe. La nef comporte cinq travées voûtées en arc brisé selon le type bourguignon, flanquée de bas‑côtés du XIIe siècle voûtés d'arête. Le transept saillant ouvre sur deux absidioles en hémicycle antérieures à la nef, et le chœur se compose d'une travée droite suivie d'une abside en hémicycle. Au XVe siècle, quatre chapelles ont été construites contre chaque mur gouttereau, et au XIXe siècle l'édifice a pris sa forme définitive avec l'ajout d'une chapelle au nord et d'une tourelle d'escalier. À la même époque, des passages ont été percés entre la travée droite de l'abside centrale et les deux absidioles. Les chapiteaux, de type cubique, présentent quelques ornements sculptés très frustes dans l'abside et le transept ; certains chapiteaux sont polychromes. Le porche occidental est en plein cintre à quatre rouleaux et associe des chapiteaux romans et gothiques. Les fonds baptismaux, datés de 1669, sont une cuve à godrons reposant sur un piédestal figurant quatre enfants. Des peintures murales du XIXe siècle décorent l'intérieur. Le clocher, implanté sur la croisée du transept, a conservé son soubassement carré primitif ; un étage octogonal ajouré y a été rebâti à la fin du XIIIe siècle. La transition du carré à l'octogone s'effectue par des trompes biaisées formant pans coupés, et les baies de cet octogone sont à arc brisé du XIIIe siècle. L'ensemble est couronné d'une flèche en charpente à huit pans ; une aiguille en pierre de 77 pieds fut renversée en 1645. Parmi les éléments remarquables figurent une mise au tombeau de 1699, liée au donateur Pierre Lécuyer. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1913 et inscrit en 1933.