Frise chronologique
XIIe siècle
Origines romanes
Origines romanes
XIIe siècle (≈ 1250)
Fragment de mur gouttereau nord conservé.
XIIIe siècle
Construction du clocher fortifié
Construction du clocher fortifié
XIIIe siècle (≈ 1350)
Travée occidentale ajoutée sous le clocher.
XIVe siècle
Ouverture d'une chapelle
Ouverture d'une chapelle
XIVe siècle (≈ 1450)
Modification du mur sud.
XVIe siècle
Reconstruction générale
Reconstruction générale
XVIe siècle (≈ 1650)
Désaxement chœur-nef et portail orné.
1832
Fusion paroissiale
Fusion paroissiale
1832 (≈ 1832)
Union avec la paroisse de Fontaine.
1938
Travaux de consolidation
Travaux de consolidation
1938 (≈ 1938)
Étaiement des voûtes par P. Cocula.
16 décembre 1947
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
16 décembre 1947 (≈ 1947)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Champagne : inscription par arrêté du 16 décembre 1947
Personnages clés
| P. Cocula - Architecte ou ingénieur |
Dirigea les travaux de 1938. |
Origine et histoire
L’église Saint-Martin de Champagne, située à Champagne-et-Fontaine en Dordogne, est un monument dont les origines remontent au XIIe siècle, avec des transformations majeures aux XIIIe, XIVe et XVIe siècles. Elle se distingue par une travée occidentale voûtée d’ogives, surmontée d’un clocher fortifié, caractéristique des églises-priorales de la région. Cette partie, renforcée ultérieurement par des contreforts biais, précède trois travées orientées vers l’est, dont les ogives retombent sur des colonnes engagées. La travée orientale, éclairée par des fenêtres au remplage gothique tardif, illustre les évolutions stylistiques de l’édifice.
Au XIIIe siècle, une travée fut ajoutée à l’ouest sous le clocher, puis modifiée aux XIVe et XVIe siècles par l’ouverture d’une chapelle et d’une grande baie dans le mur sud. Le XVIe siècle marqua une reconstruction générale, désaxant le chœur et la nef par rapport au clocher. La façade occidentale, percée d’un portail unique en Périgord, se termine par un pignon aigu orné de deux baies rectangulaires. Ce portail, composé de quatre voussures à stries rayonnantes, retombe sur des colonnettes aux chapiteaux frustes, encadrées par un cordon à têtes de clous.
Les vestiges romans se limitent à un fragment du mur gouttereau nord, décoré d’une arcature brisée et d’un contrefort plat. L’église, siège d’une ancienne paroisse mentionnée dans un pouillé du XIIIe siècle, fusionna avec celle de Fontaine en 1832. Des travaux de consolidation des voûtes, dirigés par P. Cocula vers 1938, permirent sa préservation. Classée Monument Historique en 1947, elle témoigne des superpositions architecturales médiévales et modernes en Périgord.
L’édifice reflète les adaptations successives d’une église rurale, passant d’un rôle défensif (clocher fortifié) à une fonction paroissiale centrale. Son portail, d’une ornementation rare, et ses modifications structurelles illustrent les influences locales et les besoins liturgiques changeants. La fusion paroissiale au XIXe siècle marque son déclin progressif comme centre religieux autonome, avant sa protection patrimoniale au XXe siècle.