Frise chronologique
1021–1023
Construction de l'église
Construction de l'église
1021–1023 (≈ 1022)
Passage de Guillaume de Volpiano à Chalon
Xe siècle
Fondation du prieuré bénédictin
Fondation du prieuré bénédictin
Xe siècle (≈ 1050)
Début du monastère dépendant de Chalon-sur-Saône
1543
Rénovation majeure
Rénovation majeure
1543 (≈ 1543)
Voûtes et absides refaites par Ridolfi
1862
Classement monument historique
Classement monument historique
1862 (≈ 1862)
Parmi les premières églises protégées
1954
Sauvegarde des piliers
Sauvegarde des piliers
1954 (≈ 1954)
Renforcement en béton armé du clocher
1969
Création de l’association
Création de l’association
1969 (≈ 1969)
Amis des églises de Chapaize
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Guillaume de Volpiano - Moine bâtisseur lombard |
Initiateur de la construction en 1021 |
| Nicolas Ridolfi - Abbé commendataire (1535–1550) |
Commanditaire des travaux du XVIe siècle |
| Nicolas Genost de Laforest - Curé de Chapaize (1751–1783) |
Célèbre pour ses chasses locales |
| Ernest de La Chapelle - Colonel et fondateur |
Créa l’association de sauvegarde en 1969 |
Origine et histoire
L'église prieurale Saint-Martin de Chapaize, édifiée au début du XIe siècle, est le seul vestige d’un prieuré bénédictin fondé au Xe siècle sous la dépendance de l’abbaye Saint-Pierre de Chalon-sur-Saône. Sa construction débuta après le passage du moine lombard Guillaume de Volpiano en 1021 et 1023, alors chargé de restaurer le monastère Sainte-Marie de Chalon. L’édifice illustre l’architecture romane primitive, avec des influences lombardes marquées, notamment dans son clocher emblématique de 35 mètres, percé de baies jumelées et orné de bandes lombardes.
Classée monument historique dès 1862, l’église se distingue par son plan basilical, ses piliers massifs, et une coupole surmontant la croisée du transept. La nef, construite vers 1030, présente une voûte en berceau sur doubleaux, tandis que le clocher abrite une statue-colonne parmi les plus anciennes d’Occident. Les modifications majeures du XVIe siècle, commanditées par l’abbé Nicolas Ridolfi (petit-fils de Laurent de Médicis), inclurent la reconstruction partielle de la nef et des absides, tout en respectant le style roman originel.
Au XXe siècle, des campagnes de restauration urgentes furent menées, comme le renforcement des piliers du clocher en 1954 par des structures en béton armé. L’église abrite un mobilier remarquable, dont une Vierge à l’Enfant du XVIe siècle classée, des fonts baptismaux ornés de symboles paléochrétiens, et un maître-autel en marbre Empire provenant de Cluny. Le curé Nicolas Genost de Laforest (1751–1783), célèbre pour ses chasses, marqua aussi l’histoire locale.
Aujourd’hui, l’église Saint-Martin reste un lieu de culte catholique actif, géré par la paroisse Saint-Augustin-en-Nord-Clunisois. Son association de sauvegarde, fondée en 1969, œuvre à sa préservation, soulignant son rôle patrimonial dans le pays d’art et d’histoire « Entre Cluny et Tournus ».