Église Saint-Martin de Chatillon-sur-Colmont à Châtillon-sur-Colmont en Mayenne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique

Église Saint-Martin de Chatillon-sur-Colmont

  • Place du Marché
  • 53100 Châtillon-sur-Colmont
Église Saint-Martin de Chatillon-sur-Colmont
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Église Saint-Martin de Chatillon-sur-Colmont
Église Saint-Martin de Chatillon-sur-Colmont
Crédit photo : GO69 - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1247
Première mention écrite
1572
Incendie partiel
1605
Allongement du chœur
1629
Création de la crypte
1639-1640
Ajout de retables
XVIe siècle
Construction des chapelles latérales
1668
Construction de la tour
1747
Refaçon de la façade
1793
Profanation de la crypte
1924-1928
Reconstruction du clocher
2012
Inscription de la crypte
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le caveau funéraire de la famille du Plessis, situé sous l'avant choeur de l'église, avec son décor peint et son escalier d'accès, ainsi que les éléments en pierre qui soutiennent les cercueils de plomb, en totalité (cad. AB 297) : inscription par arrêté du 5 septembre 2012

Personnages clés

René du Plessis Membre de la famille Plessis-Châtillon, premier inhumé dans la crypte en 1629.
Tugal Caris Sculpteur attribué du retable du rosaire daté de 1639.
Michel Pasquier Artiste principal du maître-autel daté de 1640.
Charles Hoyau Sculpteur attribué de la Vierge à l'Enfant en terre cuite polychrome.
Eugène Barbedette Curé de Châtillon-sur-Colmont de 1910 à 1927.
Françoise Richer Servante d'Eugène Barbedette jusqu'en 1915.

Origine et histoire de l'Église Saint-Martin

L'église Saint-Martin de Châtillon-sur-Colmont, en Mayenne (Pays de la Loire), est d'origine médiévale et a été profondément remaniée, principalement aux XVIIe et XVIIIe siècles. Située au centre du bourg sur une terrasse culminant à 224 mètres, elle se trouve à proximité de la voie antique de Jublains à Avranches et du grand chemin montois vers le Mont-Saint-Michel, comme l'atteste une borne milliaire conservée au bas de la nef. Construite en granite, l'édifice se compose d'une nef unique prolongée par un chœur à chevet plat, flanqué au nord et au sud de trois chapelles, et est accompagné d'un clocher carré et d'une sacristie au sud-est. Orientée légèrement vers le sud et d'une longueur d'environ 37 mètres sur 21 sans compter le clocher, l'église n'est pas voûtée et ses volumes sont couverts de lambris et de charpentes. Des éléments de maçonnerie du mur nord de la nef et du pignon nord du transept, ainsi qu'une petite baie romane bouchée, évoquent une première construction romane, tandis que les mentions écrites la citent à partir de 1247. Au XVIe siècle, la seigneurie appartenait à la famille Girard qui fit édifier la plupart des chapelles latérales ; l'édifice fut partiellement incendié en 1572. Par alliance, la seigneurie passa ensuite aux Plessis-Châtillon; le chœur fut allongé en 1605 et la crypte familiale, décorée et datée de 1629 à l'occasion de la première inhumation de René du Plessis, fut creusée sous le chœur. Des inscriptions et retables rappellent des interventions datées de 1639 et 1640, une chapelle sud-ouest fut reprise dans la seconde moitié du XVIIe siècle et une tour fut élevée sur la croisée en 1668. La façade occidentale fut refaite en 1747, la crypte fut profanée en 1793 et le clocher fit l'objet de reconstructions au XXe siècle après des événements en 1924 et 1928. La crypte, inscrite aux monuments historiques par arrêté du 5 septembre 2012, est un caveau voûté en berceau d'environ 2,67 mètres de long sur 3,40 mètres de large et 2,40 mètres de hauteur, accessible par une trappe et un escalier de neuf marches. Son décor peint monochrome, noir sur fond blanc, est divisé en quatre cantons par une grande croix noire et associe larmes stylisées et motifs funéraires, avec huit crânes surmontant chacun deux tibias entrecroisés. La date de la première inhumation, 1er mai 1629, y figure ; les peintures ont été rafraîchies lors d'inhumations ultérieures jusqu'en 1754. Le caveau contient des ossements, sept cercueils en plomb, une urne en plomb en forme de cœur et un baril de plomb, éléments inscrits à la base Palissy depuis le 20 mars 2017, et sa singularité a motivé sa protection au titre des monuments historiques. À l'extérieur, l'édifice présente sur son parvis des accès par plusieurs escaliers, une croix dite « à coquilles » et des baies de styles variés : une petite fenêtre romane bouchée, une baie du chevet réemployée de style XIIIe siècle, une baie gothique du XVe siècle et d'autres ouvertures datées de la fin du XVIe au début du XVIIe siècle. Les principaux accès sont le portail occidental, dont la clé de voûte porte la date de 1747, et la porte nord avec linteau en accolade. L'intérieur comprend une nef à trois travées, une croisée et un chœur, les chapelles latérales formant le transept ; les volumes sont couverts de lambris en berceau, la croisée imite une voûte à croisée d'ogives de type angevin, une tribune occupe le mur occidental et une chaire est appuyée au pilier sud-est de la croisée. Le mobilier comporte trois retables remarquables : le retable de saint Martin, en bois et daté de la seconde moitié du XIXe siècle ; le retable du rosaire en marbre et tuffeau daté de 1639 et attribué à Tugal Caris, classé au titre d'objet depuis 1910 ; et le maître-autel daté de 1640, en bois, calcaire et marbre, principalement l'œuvre de Michel Pasquier, classé depuis 2000. On trouve encore un crucifix probablement du XVIe siècle, une Vierge à l'Enfant en terre cuite polychrome attribuée à Charles Hoyau et inscrite comme objet depuis le 6 août 2020, une sainte martyre polychrome probablement du XVIe siècle, ainsi que neuf verrières datées de 1934, 1957 et 2012, cette dernière portant les armoiries des Plessis-Châtillon et des Reynier. Au fond de la nef est conservée depuis 1990 une borne milliaire gallo-romaine découverte près de Launay, haute de 2,40 mètres et d'aspect ovale ; son inscription honorant l'empereur Aurélien a été proposée pour une datation vers 274–275 et rapproche cette pierre des stèles gauloises répertoriées localement. Enfin, la présence d'Eugène Barbedette, curé de 1910 à 1927, et de Françoise Richer, qui le servit jusqu'en 1915, est signalée ; tous deux sont inhumés au cimetière de Châtillon-sur-Colmont. L'ensemble confère à l'église Saint-Martin une valeur historique et architecturale reconnue, renforcée par la protection de sa crypte et le classement de plusieurs de ses œuvres.

Liens externes