Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman à nef unique et transepts.
1370-1371
Destructions anglaises
Destructions anglaises
1370-1371 (≈ 1371)
Prise de Compreignac pendant la guerre de Cent Ans.
XVe siècle
Fortification et voûtement
Fortification et voûtement
XVe siècle (≈ 1550)
Ajout de mâchicoulis et nervures gothiques.
9 avril 1910
Classement monument historique
Classement monument historique
9 avril 1910 (≈ 1910)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 9 avril 1910
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique spécifique lié à ce monument. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Compreignac est un édifice catholique situé dans la commune de Compreignac, en Haute-Vienne (Nouvelle-Aquitaine). Construite au XIIe siècle dans un style roman, elle présente une nef unique et deux transepts, caractéristiques de cette période. Son histoire est marquée par des transformations majeures, notamment une voûture ajoutée au XVe siècle, dont les nervures reposent sur les colonnes romanes d'origine. Ces modifications architecturales reflètent les évolutions stylistiques et les besoins défensifs de l'époque.
L'église a subi des dommages significatifs lors de la prise de Compreignac par les Anglais entre 1370 et 1371, période troublée de la guerre de Cent Ans. Pour se prémunir contre de nouvelles attaques, l'édifice a été renforcé au XVe siècle par l'ajout de mâchicoulis, éléments défensifs typiques des églises fortifiées du Limousin. Ces aménagements illustrent l'adaptation des lieux de culte à un contexte géopolitique instable, où les bâtiments religieux servaient aussi de refuges pour les populations locales.
Classée au titre des monuments historiques depuis le 9 avril 1910, l'église Saint-Martin témoigne aujourd'hui de ce patrimoine hybride, à la fois religieux et militaire. Son intérieur, remanié au fil des siècles, conserve des traces de ses origines romanes, tandis que son extérieur porte les stigmates des conflits passés. La propriété de la commune, elle reste un symbole de la résilience architecturale et communautaire de la région.