Église Saint-Martin-de-Corconac de L'Estréchure dans le Gard

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise

Église Saint-Martin-de-Corconac de L'Estréchure

  • Le Bourg
  • 30124 L'Estréchure
Église Saint-Martin-de-Corconac de LEstréchure
Église Saint-Martin-de-Corconac de LEstréchure
Église Saint-Martin-de-Corconac de LEstréchure
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Église Saint-Martin-de-Corconac de LEstréchure
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction romane initiale
XIVe siècle
Agrandissement gothique
1702
Incendie pendant la guerre des Camisards
1975
Restauration de la toiture
2012
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ancienne église en totalité (cad. C 582) : inscription par arrêté du 28 novembre 2012

Personnages clés

Abraham Mazel Chef camisard ayant épargné le curé lors de l'incendie de 1702.
Victor Vedel Prieur mentionné lors des événements de la guerre des Camisards.
Albin Poujol Propriétaire de l'église à partir de 1934.
Simon Humbert Responsable de la restauration de la toiture en 1975.
Michel Pagès Propriétaire ayant acquis l'église en 2011 et créé l'association SMAC pour sa restauration.

Origine et histoire de l'Église Saint-Martin-de-Corconac

L'église romane de Saint-Martin-de-Corconac, située sur la commune de L'Estréchure (Gard), fait partie du circuit des églises romanes en Cévennes et, plus largement, des églises romanes du Bas-Languedoc. Le toponyme et les mentions anciennes — notamment l'hommage de 1197 rattachant la seigneurie à la paroisse et une citation en 1345 — témoignent d'une implantation ancienne et d'une situation isolée. La construction actuelle montre deux phases : un noyau roman ou pré-roman, dont subsistent la façade, la porte aujourd'hui murée, le mur nord et la première travée voûtée en berceau supportant un clocher carré, puis une reprise aux XIVe–XVe siècles qui voit la disparition du chœur primitif et l'agrandissement de l'édifice. Lors de cette reprise ont été ajoutées une nef parallèle, un portail en plein cintre, un grand chœur et deux chapelles formant transept. L'édifice est bâti en schiste ; le portail et les encadrements des baies sont en grès clair taillé et plusieurs ouvertures présentent des remplages trilobés, dont un œil-de-bœuf trilobé au-dessus du portail et une petite fenêtre quadrilobée dans le chœur de la petite nef. Quelques assises romanes au-dessus d'une voûte cintrée indiquent l'existence d'un clocher ; l'escalier d'accès est d'époque tardive et le clocher en arceau signalé en 1723 a disparu. L'intérieur est entièrement voûté d'arêtes ; le chœur à pans coupés présente une voûte pentagonale soutenue de façon originale par quatre voûtes d'arêtes à 45°, un exemple assez rare dans la région. Le plan comprend deux nefs, un transept et un chœur semi-octogonal : la petite nef de trois travées, avec sa porte aujourd'hui condamnée, et la grande nef de trois travées prolongée par le chœur, séparées par deux grandes arches et un pilier central ; un escalier intérieur conduit à l'emplacement probable de l'ancien clocher. Des traces de mise en défense subsistent et les sources médiévales évoquent la fortification éventuelle de l'église. La paroisse et le lieu de culte sont très anciens ; certains auteurs attribuent le toponyme à un domaine d'origine romaine et les cartulaires signalent l'ancienneté des paroisses voisines tandis que Saint-Martin apparaît dans les sources médiévales. Aux XVIe et XVIIe siècles la paroisse connaît une forte présence protestante et l'église sert aux assemblées réformées, ce que confirment visites diocésaines et documents d'époque. Pendant la guerre des Camisards, l'église et le presbytère furent incendiés en 1702 ; plusieurs procès-verbaux d'expertise dressés en 1702–1703 signalent des dégradations, sans que le gros œuvre voûté ait été entièrement détruit. Le prieur Vedel est mentionné dans ces événements et certaines sources indiquent qu'Abraham Mazel épargna le curé, fait qui eut des conséquences ultérieures. Après la Révolution l'édifice se dégrada et la vie paroissiale fut transférée à Saumane en 1840 ; la commune conserva la propriété jusqu'en 1934, date à laquelle l'église fut cédée à Albin Poujol. La toiture a été refaite en 1975 par Simon Humbert ; des changements de propriétaires ont abouti, en 2011, à l'acquisition par Michel Pagès et à la création de l'association SMAC pour la restauration et l'animation du site. L'église a été inscrite à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques en 2012. Par son évolution architecturale, ses éléments romans et gothiques et son rôle local pendant les périodes de conflit religieux, l'ancienne église Saint-Martin-de-Corconac illustre l'histoire patrimoniale des Cévennes.

Liens externes