Frise chronologique
1er octobre 1728
Déclaration des revenus de la cure
Déclaration des revenus de la cure
1er octobre 1728 (≈ 1728)
362 livres annuelles et 40 messes fondées.
XVIe-XVIIe siècles
Construction de l'église
Construction de l'église
XVIe-XVIIe siècles (≈ 1750)
Nef reconstruite en 1690-1691, architecture en brique.
9 juillet 1987
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
9 juillet 1987 (≈ 1987)
Protection officielle du patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 231) : inscription par arrêté du 9 juillet 1987
Personnages clés
| Chapitre de Rozoy - Détenteur du droit de patronage |
Présentait le desservant de l'église. |
| Abbaye de Bonnefontaine - Gros décimateur |
Partageait les revenus avec Rozoy. |
| Abbaye de Saint-Michel-en-Thiérache - Gros décimateur |
Participait au financement de la cure. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Cuiry-lès-Iviers, située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France, est un édifice religieux construit principalement aux XVIe et XVIIe siècles. Elle se distingue par son architecture en brique, ornée de motifs en brique vernissée, et se compose de trois parties : une nef étroite, un clocher à chevet plat flanqué de deux tourelles asymétriques, et une tour de façade dotée de meurtrières. Ce type de construction, incluant une salle refuge au second niveau du clocher, est caractéristique des églises fortifiées de Thiérache, reflétant les besoins défensifs de la région à cette époque.
Le droit de patronage de la cure de Saint-Martin appartenait historiquement au chapitre de Rozoy, tandis que les revenus (dîmes) étaient partagés entre ce chapitre, l'abbaye de Bonnefontaine et l'abbaye de Saint-Michel-en-Thiérache. En 1728, une déclaration atteste que la cure rapportait annuellement 362 livres, avec quarante fondations de messes à célébrer. Le chapitre de Rozoy y possédait des biens et percevait des droits seigneuriaux, comme treize poules par an pour droits de bourgeoisie. Ces éléments illustrent l'importance économique et sociale de l'église dans la vie locale, ainsi que son ancrage dans les réseaux religieux régionaux.
L'église a été inscrite à l'inventaire des monuments historiques par arrêté du 9 juillet 1987, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Sa nef, reconstruite entre 1690 et 1691, et ses aménagements intérieurs (dallage et boiseries du XIXe siècle) témoignent des évolutions architecturales et liturgiques traversées par le bâtiment. La présence de meurtrières et d'une salle refuge rappelle également les troubles et conflits qui ont marqué la Thiérache, nécessitant des lieux de culte doués de fonctions défensives.