Construction initiale XIe siècle (≈ 1150)
Édification de l'église au début de la période romane.
Fin du Moyen Âge
Remaniement de la nef
Remaniement de la nef Fin du Moyen Âge (≈ 1213)
Modification de la nef et développement du village.
1818
Restauration par Hillac
Restauration par Hillac 1818 (≈ 1818)
Travaux de restauration dirigés par l'architecte Hillac.
1839
Décor peint
Décor peint 1839 (≈ 1839)
Réalisation d'un décor peint par Franconi.
1879-1880
Construction du clocher-porche
Construction du clocher-porche 1879-1880 (≈ 1880)
Édification du clocher-porche actuel avec l'inscription PRIMA.
1930
Réparations après incendie
Réparations après incendie 1930 (≈ 1930)
Réparations du clocher après un incendie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'abside et les absidioles : inscription par arrêté du 30 décembre 1925
Personnages clés
Georges Tholin
A décrit un ancien clocher-mur de l'église.
Hillac
Architecte responsable des restaurations en 1818.
Franconi
Artiste ayant réalisé le décor peint en 1839.
Origine et histoire de l'Église Saint-Martin
L'église Saint-Martin de Cuzorn, située sur le plateau dominant la rive gauche de la Lémance (Lot-et-Garonne), a été édifiée au début de la période romane, à la limite des XIe et XIIe siècles, comme lieu de pèlerinage à saint Julien de Brioude. Elle conserve un chevet en abside hémicirculaire flanqué de deux absidioles, voûtées en cul-de-four, et décorées de modillons et de métopes perforées. L'édifice comportait à l'origine une nef unique prolongée par un transept sur lequel se greffent ces absidioles, configuration comparable à celle de l'église Saint-Front de Saint-Front-sur-Lémance. D'importants remaniements, notamment à l'époque gothique, ont modifié le plan primitif et la nef fut remaniée à la fin du Moyen Âge. Georges Tholin a décrit un ancien clocher-mur au-dessus de l'arc triomphal, ajouré de cinq arcades et présentant des assises en opus spicatum, caractère rencontré en Fumélois sur des édifices du XIIe siècle. Par la suite, un clocher moderne a été élevé sur l'extrados de l'arc triomphal ; il a fait l'objet de réparations après un incendie en 1930. Des travaux de restauration ont été menés en 1818 sous la direction de l'architecte Hillac, un décor peint réalisé par Franconi en 1839, et la nef a été reconstruite dans le dernier quart du XIXe siècle. Le clocher-porche actuel a été édifié en 1879 et achevé en 1880 ; il porte la date et l'inscription PRIMA. Au cours des siècles, l'édifice a accompagné l'évolution du village, qui s'est développé sur le plateau avant de s'étendre vers la vallée à la fin du Moyen Âge, et il précède la construction du château. Une visite épiscopale de 1601 note l'état de dégradation de l'église et du cimetière, ainsi que des sépultures protestantes en certains lieux. À la fin du XVIIIe siècle, le sanctuaire était voûté et la nef lambrissée ; chaque absidiole servait alors de chapelle, l'une dédiée à Notre-Dame du Rosaire, l'autre à saint Aurély, où une chapellenie avait été fondée.