Frise chronologique
XVe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef
XVe siècle (≈ 1550)
Six travées voûtées d’ogives et culots latéraux.
Début XVIe siècle
Construction du chœur
Construction du chœur
Début XVIe siècle (≈ 1604)
Chevet à pans, fenêtres flamboyantes, mécénat Créquy.
Début XVIIIe siècle
Surélévation de la tour
Surélévation de la tour
Début XVIIIe siècle (≈ 1804)
Ajout du niveau supérieur au clocher.
1886-1893
Restauration majeure
Restauration majeure
1886-1893 (≈ 1890)
Dirigée par Clovis Normand, architecte hesdinois.
10 juin 1926
Classement Monument historique
Classement Monument historique
10 juin 1926 (≈ 1926)
Inscription de l’église à l’inventaire MH.
2013
Restauration récente
Restauration récente
2013 (≈ 2013)
Couverture, pignon, tourelle et beffroi restaurés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 10 juin 1926
Personnages clés
| François de Créquy - Seigneur et mécène |
Commanditaire du chœur au XVIe siècle. |
| Marguerite Blondel - Héritière de Dannes |
Épouse de Créquy, co-mécène du chœur. |
| Clovis Normand - Architecte restaurateur |
Dirigea les travaux de 1886 à 1893. |
| Eric Barriol - Architecte du patrimoine |
Diagnostic avant restauration de 2013. |
Origine et histoire
L’église Saint-Martin de Dannes, située rue de l’Église dans le Pas-de-Calais (Hauts-de-France), est un édifice religieux marqué par des campagnes de construction étalées entre les XVe et XVIe siècles. Son architecture allongée, dépourvue de collatéraux et de transept, résulte de ces phases successives. La nef, composée de six travées voûtées d’ogives reposant sur des culots latéraux, date probablement du XVe siècle, tandis que ses contreforts furent renforcés au début du XVIe. Le chœur, terminé par un chevet à pans et éclairé par des fenêtres flamboyantes, fut construit sous le mécénat de François de Créqui et de son épouse Marguerite Blondel, héritière de la seigneurie locale. Une particularité notable est sa voûte surplombant un cours d’eau, tandis que la tour carrée, ajoutée plus tardivement, abritait une salle avec cheminée et servit potentiellement de tour de guet.
La tour fut surélevée au début du XVIIIe siècle, et l’église subit d’importantes restaurations entre 1886 et 1893, menées par l’architecte Clovis Normand. En 1890-1891, une sacristie fut ajoutée, et le clocher, très remanié, conserva des traces de sa fonction défensive ou d’observation. Classée aux Monuments historiques depuis le 10 juin 1926, l’église abrite également dix verrières protégées. En 2013, une nouvelle campagne de restauration, soutenue par la Sauvegarde de l’art français, concerna la couverture, le pignon occidental et le beffroi. L’édifice, propriété communale, reste un témoignage architectural remarquable, mêlant fonctions religieuses, défensives et seigneuriales.
Le diagnostic de l’architecte du patrimoine Eric Barriol avant les travaux de 2013 souligna deux singularités : le chœur construit au-dessus d’un cours d’eau, porté par une voûte, et le clocher ayant possiblement servi de tour de guet, voire de défense, comme en attestent les vestiges de cheminée. Ces éléments, combinés à son histoire liée à la famille de Créquy, en font un monument emblématique du patrimoine local. Aujourd’hui rattachée à la paroisse « Notre-Dame de foy » du doyenné de Berck-Montreuil (diocèse d’Arras), l’église continue de jouer un rôle spirituel et culturel dans la communauté.