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Église Saint-Martin de Francs en Gironde

Patrimoine classé
Clocher-mur
Eglise
Eglise romane

Église Saint-Martin de Francs

    D119
    33570 Francs
Propriété de la commune
Église Saint-Martin de Francs
Église Saint-Martin de Francs
Église Saint-Martin de Francs
Église Saint-Martin de Francs
Église Saint-Martin de Francs
Église Saint-Martin de Francs
Église Saint-Martin de Francs
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Église Saint-Martin de Francs
Église Saint-Martin de Francs
Église Saint-Martin de Francs
Église Saint-Martin de Francs
Église Saint-Martin de Francs
Crédit photo : William Ellison - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1578
Destruction de l'église originale
1605
Reconstruction de l'église
1606
Visite du cardinal de Sourdis
1er décembre 1908
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par arrêté du 1er décembre 1908

Personnages clés

Cardinal de Sourdis - Archevêque de Bordeaux Visita l’église en 1606 et 1617.
Auguste Bontemps - Historien local Défendit une datation XIIe siècle.
Jean-Auguste Brutails - Archiviste et historien Soutint une reconstruction XVIIe siècle.

Origine et histoire

L’église Saint-Martin de Francs, située au sommet d’un tertre dominant les vignes, est un monument atypique construit en 1605 sur les ruines d’une église romane détruite en 1578 pendant les guerres de Religion. Bien que son architecture imite le style roman du XIIe siècle, elle intègre des éléments gothiques (contreforts, porte ouest) et classiques (moulures, modillons). Ce mélange stylistique a suscité des débats parmi les historiens locaux, comme Auguste Bontemps et Jean-Auguste Brutails, qui divergeaient sur sa datation exacte.

L’édifice, à nef unique rectangulaire terminée par une abside semi-circulaire, fut visité à plusieurs reprises par des dignitaires religieux. En 1606, le cardinal de Sourdis la jugea « petite et sans sacristie », tandis qu’en 1617, elle était décrite comme achevée. Une sacristie fut ajoutée ultérieurement au sud du chevet. Son clocher-mur, ses arcatures multiples et ses modillons réinterprétés (sans dimension morale, contrairement aux originaux romans) reflètent une reconstruction ambitieuse, mêlant tradition et modernité.

Classée Monument Historique en 1908, l’église illustre la persistance des formes romanes en Bordelais au XVIIe siècle, tout en révélant des adaptations techniques et esthétiques propres à son époque. Son plan simple, sa charpente lambrissée (au lieu d’une voûte prévue) et ses fausses baies soulignent une volonté de réinventer le passé architectural dans un contexte post-guerres de Religion, marqué par la reconstruction et la réaffirmation du pouvoir catholique.

Les procès-verbaux des visites épiscopales (1617, 1687, 1728) précisent son évolution : voûtement du chœur, ajout d’une sacristie, et son rattachement en 1728 au prieuré-cure Notre-Dame de la Fayotte, aux côtés de l’église Saint-Pierre de Salles. Ces documents attestent de son rôle central dans la vie religieuse locale, malgré sa taille modeste.

L’appareil soigné de ses pierres, plus régulier que dans les églises romanes régionales, et ses détails hybrides (archivoltes romanes, profils gothiques, cannelures classiques) en font un témoignage unique des transitions stylistiques. Les modillons, dépourvus de symbolisme moralisant, incarnent cette réinterprétation libre du roman tardif, adaptée aux goûts de l’âge classique.

Liens externes