Frise chronologique
années 1160-1170
Construction de la nef
Construction de la nef
années 1160-1170 (≈ 1165)
Nef de style gothique primitif.
milieu du XIIe siècle
Début de la construction
Début de la construction
milieu du XIIe siècle (≈ 1250)
Fondation de l'église dédiée à saint Martin.
fin XVe - début XVIe siècle
Reconstruction flamboyante
Reconstruction flamboyante
fin XVe - début XVIe siècle (≈ 1625)
Parties orientales et bas-côtés reconstruits.
1793
Saccage révolutionnaire
Saccage révolutionnaire
1793 (≈ 1793)
Transformée en manufacture de salpêtre.
1801
Rétablissement du culte
Rétablissement du culte
1801 (≈ 1801)
Remise en état après le Concordat.
27 janvier 1948
Classement monument historique
Classement monument historique
27 janvier 1948 (≈ 1948)
Inscrite avec son cimetière.
années 1990
Restauration de l'édifice
Restauration de l'édifice
années 1990 (≈ 1990)
Travaux de conservation et réparation.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise et le cimetière qui l'entoure : inscription par arrêté du 27 janvier 1948
Personnages clés
| Saint Martin de Tours - Patron de l'église |
Évêque du IVe siècle, inspirateur du vocable. |
| François Paul de Mansan - Seigneur local au XVIIe siècle |
Commanditaire de la cloche en 1654. |
| Abbé Lannot - Curé de Gilocourt (fin XVIIIe - début XIXe) |
Rétabli le culte après la Révolution. |
| Dominique Vermand - Historien de l'art |
A daté la nef des années 1160-1170. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Gilocourt, située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France, est un édifice religieux dont la construction débute au milieu du XIIe siècle. Elle est dédiée à saint Martin de Tours et relève initialement du diocèse de Soissons. La nef, de style gothique primitif, date des années 1160-1170, tandis que les parties orientales, de style gothique flamboyant, sont reconstruites à la fin du XVe et au début du XVIe siècle. L'édifice est marqué par une architecture contrastée : une façade occidentale austère et une nef non voûtée, mais des bas-côtés et un chœur lumineux, voûtés et ornés de réseaux flamboyants.
L'église subit des dégradations pendant la Révolution française, notamment en 1793, lorsqu'elle est transformée en manufacture de salpêtre. Les beaux vitraux du chœur, datés de 1534, sont alors transférés à l'église Saint-Antoine de Compiègne. Après le Concordat de 1801, l'église est remise en état et rouverte au culte. Elle est inscrite aux monuments historiques en 1948, avec le cimetière qui l'entoure, et bénéficie d'une restauration dans les années 1990. Aujourd'hui, elle est affiliée à la paroisse de la vallée de l'Automne et accueille des messes dominicales tous les deux mois.
L'intérieur de l'église révèle une nef aux grandes arcades élégantes, ornées de chapiteaux sculptés de motifs variés comme des feuilles d'eau ou des crochets gothiques. Les bas-côtés, plus larges que la nef, sont inondés de lumière grâce à de vastes baies vitrées. Le chœur, de plan trapézoïdal, forme un espace liturgique unifié avec ses collatéraux, voûtés à la même hauteur. À l'extérieur, l'édifice présente des élévations latérales gothiques flamboyantes, tandis que la façade occidentale, plus sobre, conserve un portail gothique primitif.
Le mobilier de l'église comprend plusieurs éléments classés ou inscrits, dont des fonts baptismaux du XIIIe siècle, une cloche de 1654, et des statues en bois polychrome des XVe et XVIe siècles. Parmi les pièces remarquables figurent un tabernacle baroque du XVIIe siècle, provenant de l'ancien couvent des Ursulines de Crépy-en-Valois, et des reliquaires dédiés à saint Prix. L'église abrite également des fragments de vitraux Renaissance, bien que la plupart des vitraux originaux aient disparu.
L'histoire de la paroisse de Gilocourt reste mal connue, mais son existence est attestée dès le XIIe siècle. Sous l'Ancien Régime, elle dépend du doyenné de Béthisy et de l'archidiaconé de La Rivière. Après la Révolution, Gilocourt est rattachée au diocèse de Beauvais, puis à celui d'Amiens avant de revenir à Beauvais en 1822. L'église, aujourd'hui en bon état, continue de jouer un rôle central dans la vie religieuse locale, malgré les mystères qui entourent certaines de ses caractéristiques, comme la présence de croix celtes dans le cimetière.