Église Saint-Martin de Gilocourt dans l'Oise

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique Architecture gothique flamboyant

Église Saint-Martin de Gilocourt

  • 355 Rue de l'Église 
  • 60129 Gilocourt
Église Saint-Martin de Gilocourt
Église Saint-Martin de Gilocourt
Église Saint-Martin de Gilocourt
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Église Saint-Martin de Gilocourt
Église Saint-Martin de Gilocourt
Crédit photo : P.poschadel - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
XVIe siècle
Remaniement gothique flamboyant
1990
Restauration moderne
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise et le cimetière qui l'entoure : inscription par arrêté du 27 janvier 1948

Personnages clés

Curé Lannot Responsable de la remise en état de l'église après la Révolution.
Saint Martin de Tours Saint patron auquel l'église est dédiée.

Origine et histoire de l'Église Saint-Martin

L'église Saint-Martin de Gilocourt, située au centre du village dans la vallée de l'Automne (Oise, Hauts‑de‑France), forme avec le cimetière qui l'entoure un ensemble inscrit aux monuments historiques. Vue de l'extérieur, l'édifice donne l'apparence d'un bâtiment principalement gothique flamboyant, marqué par de larges baies et des remplages soignés, tandis que la façade occidentale reste assez austère et coiffée d'un petit clocher en charpente. La construction remonte au moins au milieu du XIIe siècle ; la nef, de style gothique primitif, est datée des années 1160‑1170, et l'église est dédiée à saint Martin de Tours. Le chœur et le transept ont été repris à la fin du XVe siècle puis complétés au début du XVIe siècle dans un style flamboyant, d'où le contraste entre l'extérieur flamboyant et certains éléments intérieurs plus anciens. Classée par arrêté du 27 janvier 1948 avec son cimetière, l'église a fait l'objet d'une restauration dans les années 1990 et se trouve aujourd'hui en bon état. Orientée régulièrement, elle se compose d'une nef de quatre travées flanquée de deux larges bas‑côtés, d'un chœur de deux travées terminé par un chevet plat et de deux travées triangulaires qui donnent au chevet un plan trapézoïdal. Les bas‑côtés, particulièrement généreux côté sud, sont éclairés par de vastes baies en tiers‑point et inondent l'intérieur de lumière, tandis que la nef, qui n'a jamais été voûtée, conserve un plafond plat. Le chœur et ses collatéraux sont voûtés à la même hauteur et forment un espace liturgique unifié, bien visible depuis les bas‑côtés de la nef. Les grandes arcades de la nef, en tiers‑point et à double rouleau, constituent l'élément le plus remarquable de l'intérieur : elles retombent sur des piliers rectangulaires pourvus de faisceaux de colonnettes et de chapiteaux finement moulurés. Les chapiteaux, souvent décorés de feuilles d'eau et de motifs variés parfois préfigurant des crochets gothiques, sont en grande partie protégés par des badigeons qui ont aussi préservé des peintures de consécration médiévales. Le plafond actuel remplace une charpente apparente ou un berceau lambrissé, et seules quelques pièces anciennes de la charpente restent visibles. Des irrégularités aux extrémités de l'ancien transept traduisent l'intégration d'éléments du XIIe siècle ; lors des travaux de restauration des années 1990 ont été découvertes onze niches murales contenant des ossements humains et équins ainsi que des poteries, dont la signification demeure inconnue. Sous la Révolution, l'église fut saccagée et transformée en manufacture de salpêtre, puis rendue au culte au moment du Concordat ; le curé Lannot participa à sa remise en état et est inhumé dans le cimetière. Les vitraux du chœur, datés de 1534, furent transportés à l'église Saint‑Antoine de Compiègne, et seuls subsistent en place quelques fragments de verrières de la Renaissance incorporés à des remplages modernes, certains de ces fragments étant protégés au titre des objets. Le mobilier comporte de nombreuses pièces classées ou inscrites : les fonts baptismaux en pierre calcaire, hexagonaux et décorés, datent de la fin du XIIIe siècle, et la cloche en bronze dite Marie porte la date de 1654. L'église conserve également plusieurs statues et reliquaires des XVe‑XVIe siècles — dont des représentations de saint Prix, saint Bernard, saint Jacques, saint Quentin, saint Jean et un saint Jean provenant d'une poutre de gloire — dont certaines sont exposées au musée de l'Archerie et du Valois de Crépy‑en‑Valois. Un important tabernacle à ailes en bois taillé et doré, de style baroque et provenant de l'ancien couvent des Ursulines de Crépy‑en‑Valois, orne le maître‑autel ; il est classé et a été restauré. D'autres éléments mobiliers comprennent des sculptures en staff de dévotion, un Christ en croix et un tableau ovale représentant probablement le sacre de saint Priest, ce dernier inscrit et restauré. L'église dépend aujourd'hui de la « paroisse de la vallée de l'Automne / paroisse Saint‑Pierre » de Verberie ; les messes dominicales y sont célébrées environ tous les deux mois, généralement le dimanche à 9 h. Le cimetière, inscrit avec l'église, présente notamment une dizaine de croix celtiques en granite dont la présence demeure inexplicable dans cette région.

Liens externes