Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Fondations romanes et nef unique voûtée.
XIVe siècle
Fortification par Jean de Beaumont
Fortification par Jean de Beaumont
XIVe siècle (≈ 1450)
Clocher transformé en donjon et souterrain-refuge.
XVIIe siècle
Ajout du retable
Ajout du retable
XVIIe siècle (≈ 1750)
Représentant saint Hilaire de Poitiers.
1929
Classement monument historique
Classement monument historique
1929 (≈ 1929)
Inscription par arrêté ministériel.
2017
Restauration du clocher
Restauration du clocher
2017 (≈ 2017)
Campagne financée par fonds publics/privés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 11 octobre 1929
Personnages clés
| Jean de Beaumont - Seigneur local |
Fortifia l’église au XIVe siècle. |
| René de Vignerot - Noble et époux de Françoise du Plessis |
Gisant initialement dans le chœur. |
| Françoise du Plessis de Richelieu - Sœur du cardinal Richelieu |
Gisant transféré en 1936. |
| Michel II Bourdin - Sculpteur |
Auteur des gisants des Vignerot. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Glénay, située dans le département des Deux-Sèvres en Nouvelle-Aquitaine, trouve ses origines au XIIe siècle. Ses fondations romanes, marquées par une nef unique, un transept et une abside circulaire voûtée en berceau, témoignent de cette période. Le portail sud, orné de colonnes et d’archivoltes sculptées, illustre l’art roman poitevin. Ce monument, initialement dédié au culte, fut aussi un lieu de protection pour les villageois.
Au XIVe siècle, Jean de Beaumont fortifia l’édifice en transformant le clocher en donjon et en creusant un souterrain-refuge, accessible depuis la cour de la mairie actuelle. Ce réseau souterrain servait d’abri lors des pillages, reflétant les tensions de l’époque. Jusqu’à la Révolution, l’église abritait les gisants de René de Vignerot et de son épouse Françoise du Plessis de Richelieu, sœur du cardinal, aujourd’hui conservés dans la chapelle du château de Glénay.
Le XVIIe siècle marqua l’ajout d’un retable dédié à saint Hilaire de Poitiers, tandis que des rénovations majeures eurent lieu au XIXe siècle. Le « Palais », une annexe paroissiale accolée au clocher, disparut dans les années 1970. Classée monument historique en 1929, l’église fit l’objet d’une campagne de restauration du clocher en 2017, soulignant son importance patrimoniale.
L’édifice mêle ainsi fonctions religieuse, défensive et communautaire, illustrant l’évolution des besoins locaux du Moyen Âge à l’époque moderne. Son architecture hybride et son histoire mouvementée en font un témoin clé du patrimoine poitevin.