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Église Saint-Martin de Gonneville-sur-Honfleur dans le Calvados

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique

Église Saint-Martin de Gonneville-sur-Honfleur

    L'Église 
    14600 Gonneville-sur-Honfleur
Propriété de la commune
Crédit photo : Pymouss - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Construction initiale
1450-1480
Période estimée des fresques
1778
Ajout de la sacristie
17 mai 1933
Inscription aux monuments historiques
1957
Redécouverte des fresques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : inscription par arrêté du 17 mai 1933

Personnages clés

Arcisse de Caumont - Historien et archéologue A décrit l'église dans *Statistique monumentale* (1862).
Baudouin de Condé - Poète médiéval Auteur du *Dit des trois morts et trois vifs*.

Origine et histoire

L'église Saint-Martin de Gonneville-sur-Honfleur est une église catholique située dans le département du Calvados, en Normandie. Datant principalement du XIIIe siècle, elle se distingue par sa structure en croix et son utilisation du travertin comme matériau principal. La façade, dotée d'une porte ogivale, a remplacé une ancienne porte romane, tandis que la tour massive, coiffée d'un toit tronqué octogonal couvert d'ardoises, domine l'édifice. La nef, dépourvue de voûte, est recouverte de lambris de bois, et l'église abrite une fresque remarquable du XVe siècle, Le Dit des trois morts et des trois vifs, redécouverte en 1957 sous une couche de badigeon.

La construction de l'église est liée à l'Abbaye de Saint-Évroult, qui en détenait la nomination. Le chœur et le transept, typiques du XIIIe siècle, ont été complétés en 1778 par l'ajout d'une sacristie. L'édifice a été inscrit aux monuments historiques le 17 mai 1933 pour sa valeur patrimoniale. Parmi ses éléments notables, on compte des chapiteaux sculptés, une chapelle nord ornée d'un écusson du XVIIe siècle, et des sculptures d'anges partiellement détruites après leur découverte en 1957.

Les fresques murales, inspirées du poème de Baudouin de Condé, illustrent une scène moralisatrice où trois jeunes gentilshommes sont confrontés à trois morts dans un cimetière, symbolisant la vanité des plaisirs terrestres et l'importance du salut de l'âme. Ces peintures, datées entre 1450 et 1480, témoignent de l'influence artistique et religieuse de l'époque médiévale tardive en Normandie. Arcisse de Caumont, dans son ouvrage Statistique monumentale du Calvados (1862), décrit également les caractéristiques architecturales de l'édifice, soulignant son évolution depuis le Moyen Âge.

Liens externes