Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification du chœur et du transept.
1450-1480
Période estimée des fresques
Période estimée des fresques
1450-1480 (≈ 1465)
Création des peintures murales.
1778
Ajout de la sacristie
Ajout de la sacristie
1778 (≈ 1778)
Extension de l'édifice existant.
17 mai 1933
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
17 mai 1933 (≈ 1933)
Protection patrimoniale officielle.
1957
Redécouverte des fresques
Redécouverte des fresques
1957 (≈ 1957)
Mise au jour du *Dit des trois morts*.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 17 mai 1933
Personnages clés
| Arcisse de Caumont - Historien et archéologue |
A décrit l'église dans *Statistique monumentale* (1862). |
| Baudouin de Condé - Poète médiéval |
Auteur du *Dit des trois morts et trois vifs*. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Gonneville-sur-Honfleur est une église catholique située dans le département du Calvados, en Normandie. Datant principalement du XIIIe siècle, elle se distingue par sa structure en croix et son utilisation du travertin comme matériau principal. La façade, dotée d'une porte ogivale, a remplacé une ancienne porte romane, tandis que la tour massive, coiffée d'un toit tronqué octogonal couvert d'ardoises, domine l'édifice. La nef, dépourvue de voûte, est recouverte de lambris de bois, et l'église abrite une fresque remarquable du XVe siècle, Le Dit des trois morts et des trois vifs, redécouverte en 1957 sous une couche de badigeon.
La construction de l'église est liée à l'Abbaye de Saint-Évroult, qui en détenait la nomination. Le chœur et le transept, typiques du XIIIe siècle, ont été complétés en 1778 par l'ajout d'une sacristie. L'édifice a été inscrit aux monuments historiques le 17 mai 1933 pour sa valeur patrimoniale. Parmi ses éléments notables, on compte des chapiteaux sculptés, une chapelle nord ornée d'un écusson du XVIIe siècle, et des sculptures d'anges partiellement détruites après leur découverte en 1957.
Les fresques murales, inspirées du poème de Baudouin de Condé, illustrent une scène moralisatrice où trois jeunes gentilshommes sont confrontés à trois morts dans un cimetière, symbolisant la vanité des plaisirs terrestres et l'importance du salut de l'âme. Ces peintures, datées entre 1450 et 1480, témoignent de l'influence artistique et religieuse de l'époque médiévale tardive en Normandie. Arcisse de Caumont, dans son ouvrage Statistique monumentale du Calvados (1862), décrit également les caractéristiques architecturales de l'édifice, soulignant son évolution depuis le Moyen Âge.