Frise chronologique
1er quart XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
1er quart XIIe siècle (≈ 1225)
Édification de l’église romane originelle
1806
Transfert de la cloche
Transfert de la cloche
1806 (≈ 1806)
Cloche envoyée à Cruzille après rattachement paroissial
1934
Restauration du portail
Restauration du portail
1934 (≈ 1934)
Démolition des piliers d’entrée et pose nouvelle
29 décembre 1941
Classement Monument historique
Classement Monument historique
29 décembre 1941 (≈ 1941)
Inscription avec cimetière et mur de clôture
1994
Restauration extérieure
Restauration extérieure
1994 (≈ 1994)
Travaux sur clocher, toiture et murs
2020
Intégration aux Chemins du roman
Intégration aux Chemins du roman
2020 (≈ 2020)
Signalétique touristique ajoutée
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale : inscription par arrêté du 29 décembre 1941
Personnages clés
| Gédéon Morel - Fondeur de cloches |
Auteur de la cloche *Sophie-Aymée* (1858) |
| Abbé Léonard Michalet - Curé de Grevilly |
Inhumé dans l’église (1697–1775) |
| Joachim Gaudet - Maire de Grevilly (1858) |
Cité sur la cloche *Sophie-Aymée* |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Grevilly, située dans le département de Saône-et-Loire en Bourgogne-Franche-Comté, est un édifice roman daté du premier quart du XIIe siècle. Implantée à l’écart du village de Grevilly, sur un mont du Haut-Mâconnais, elle offre une vue dégagée sur les vallées et le bourg de Brancion. Son plan typique des petites églises romanes locales comprend une nef rectangulaire unique, une travée supportant un clocher carré, et une abside en hémicycle. L’édifice, ancré dans le flanc de la colline, a été partiellement modifié au fil des siècles, notamment par l’ajout d’une chapelle-sacristie au XIXe siècle.
L’église a connu plusieurs phases de restauration, notamment en 1934 (démolition des piliers d’entrée et pose d’un nouveau portail), en 1978 (intérieur) et en 1994 (extérieur). En 1941, elle a été inscrite aux Monuments historiques, incluant son cimetière et son mur de clôture en pierres sèches. Une particularité notable est sa couverture en laves (lauzes locales), conservée sur l’abside, ainsi que sa cloche de 1858, nommée Sophie-Aymée, fondue par Gédéon Morel, un artisan lyonnais.
Le mobilier intérieur, sobre, inclut une statue en bois polychrome de la Vierge du XVIe siècle, posée sur une tablette sculptée d’un animal fabuleux et d’un écu armorié. Plusieurs dalles funéraires, dont celle de l’abbé Léonard Michalet (curé de 1697 à 1775), jonchent le sol. En 2020, l’église a intégré le réseau touristique « Chemins du roman en Mâconnais Sud Bourgogne », bénéficiant d’une signalétique dédiée. Des travaux récents (2021) ont visé à réduire l’humidité intérieure et à préserver le clocher.
L’édifice relève aujourd’hui de la paroisse Notre-Dame-des-Coteaux-en-Mâconnais, basée à Lugny, et reste un lieu de culte catholique actif. Son clocher, probablement ajouré au XIIIe siècle, abritait autrefois une statue de la Vierge, remplacée par une croix. Le cimetière adjacent abrite une croix de pierre de 1872, gravée de l’épitaphe « Requiem aeternam Dona eis Domine ».
En 1806, après le rattachement de Grevilly à Cruzille pour le culte, la cloche originale de l’église fut transférée vers l’église Saint-Pierre de Cruzille, sur ordre préfectoral. Ce détail illustre les réorganisations paroissiales post-révolutionnaires, fréquentes en milieu rural. Les restaurations du XXe siècle, soutenues par des associations locales et des institutions comme la DRAC, témoignent d’un attachement durable à ce patrimoine roman.