Église Saint-Martin de Grevilly en Saône-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane

Église Saint-Martin de Grevilly

  • La Bausse
  • 71700 Grevilly
Église Saint-Martin de Grevilly
Église Saint-Martin de Grevilly
Église Saint-Martin de Grevilly
Église Saint-Martin de Grevilly
Église Saint-Martin de Grevilly
Église Saint-Martin de Grevilly
Église Saint-Martin de Grevilly
Église Saint-Martin de Grevilly
Église Saint-Martin de Grevilly
Église Saint-Martin de Grevilly
Crédit photo : Clément Bucco-Lechat - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1800
1900
2000
1er quart XIIe siècle
Construction initiale
1806
Transfert de la cloche
1934
Rénovation de l'entrée
1941
Classement historique
1978
Restauration intérieure
1994
Restauration extérieure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise paroissiale : inscription par arrêté du 29 décembre 1941

Personnages clés

Gédéon Morel Fondeur de la cloche Sophie-Aymée en 1858.
Léonard Michalet Abbé dont la dalle funéraire est présente dans l'église.
Louis Dahon Écuyer dont la dalle funéraire est présente dans l'église.

Origine et histoire de l'Église Saint-Martin

L’église Saint-Martin de Grevilly, située sur la commune de Grevilly en Haut-Mâconnais (Saône-et-Loire, Bourgogne-Franche-Comté), fait partie des cinquante-sept églises du diocèse d’Autun dédiées à saint Martin. L’édifice et son cimetière, reconnus site d’intérêt historique et paysager régional le 24 mars 1942, sont implantés à l’écart du village, près du sommet d’un mont du Mâconnais, d’où l’on jouit d’une vue sur les vallées et le bourg de Brancion. Il a été inscrit au titre des Monuments historiques le 29 décembre 1941, l’ensemble protégé comprenant l’église, le cimetière avec ses plantations de sapins et le mur de clôture en pierres sèches. Datant vraisemblablement du premier quart du XIIe siècle, l’édifice est ancré dans le flanc de la colline. En février 1806, après le rattachement de Grevilly à Cruzille pour le culte, la cloche de l’église fut remise à Cruzille pour être installée dans le clocher de Saint-Pierre. En 1934 on procéda à la démolition des piliers d’entrée et à la construction de deux piliers en pierre de taille, accompagnées de la pose d’un portail et d’un seuil en ciment. L’intérieur a été restauré en 1978 et l’extérieur en 1994 ; la commune, avec l’association Saint-Martin de Grevilly, a mené des travaux sur le plafond de la nef, les murs du clocher, les murs de soutènement et la toiture, tandis qu’en 1990 la couverture en demi-cône du chevet, composée de laves, a été entièrement reprise. En 2020, l’église a intégré les « Chemins du roman en Mâconnais Sud Bourgogne » et a bénéficié d’une signalétique spécifique. En 2021, la commune et l’association Saint-Martin, sous l’égide de la DRAC Bourgogne-Franche-Comté et avec le concours du conseil départemental de Saône-et-Loire, de la communauté de communes Mâconnais-Tournugeois, de la Fondation du Patrimoine et de la Fondation pour la sauvegarde de l’art français, ont engagé des travaux visant à drainer et paver les abords pour réduire l’humidité, à poser des gouttières sur la sacristie et à installer des abat-sons sur les baies ouest du clocher.

Modeste et trapue, l’église suit un plan roman régional : une nef rectangulaire unique, une travée sous clocher carrée et ramassée, puis une abside en hémicycle ; la façade est à l’ouest et le chœur à l’est. Au XIXe siècle, une chapelle plafonnée a été ajoutée au sud pour servir de sacristie. Le clocher, probablement légèrement postérieur à l’essentiel de l’édifice, abrite une cloche unique de 350 kg nommée Sophie-Aymée, fondue en 1858 par Gédéon Morel à Lyon ; son inscription comporte la formule latine « Magnificat anima mea dominum » et rappelle les noms des parrains, de la marraine, du maire et d’un adjoint. Le toit à faible pente du clocher portait autrefois une statue de la Vierge, visible sur les plus anciennes photographies, remplacée au XXe siècle par une croix. L’abside a conservé sa couverture d’origine en laves. Dans le cimetière se dresse une croix de pierre datée de 1872 portant l’inscription latine Requiem aeternam dona eis Domine.

L’intérieur présente une nef plafonnée, une travée sous clocher couverte d’un berceau légèrement brisé et un chœur en abside voûté en cul-de-four ; les murs sont en pierres apparentes et l’ornementation est discrète. À droite de l’arc triomphal, une large tablette de pierre du XVIe siècle, enchâssée dans le mur, supporte une statue polychrome de la Vierge couronnée, assise avec l’Enfant-Jésus ; la tablette est sculptée sur sa partie inférieure d’un animal fabuleux et d’un écu portant des armoiries et un calice, peut‑être en lien avec un membre du clergé. Une niche abrite une statue de saint Joseph identifié par le lys. Les neuf stations du chemin de croix, réparties le long de la nef, sont des lithographies sur papier récemment restaurées. On y voit également une copie du « calice en buis de pauvre monsieur le curé de Grevilly », objet dont la tradition orale a conservé la mémoire et qui a été retrouvé dans les collections du musée Greuze de Tournus. Une grille en fer forgé sépare la nef du chœur, où l’autel en bois est surmonté d’un tabernacle orné d’une croix. Plusieurs dalles funéraires font partie du pavement : celle de l’abbé Léonard Michalet (1697–19 novembre 1775), une dalle anonyme ornée d’une grande croix fleuronnée entourée d’outils et la dalle de Louis Dahon, écuyer (1660–1740).

L’église est un lieu de culte catholique relevant de la paroisse Notre-Dame-des-Coteaux-en-Mâconnais, dont le siège est à Lugny, et lui est affectée au titre de la loi de 1905.

Liens externes