Frise chronologique
XIe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef
XIe siècle (≈ 1150)
Murs en moellons et contreforts plats.
XIIe siècle
Reconstruction du chevet
Reconstruction du chevet
XIIe siècle (≈ 1250)
Chœur voûté et abside en cul-de-four.
Fin XVe siècle
Construction du clocher-mur
Construction du clocher-mur
Fin XVe siècle (≈ 1595)
Appuyé sur deux contreforts masquant la façade.
Fin XVIIe siècle
Ajout du bas-côté nord
Ajout du bas-côté nord
Fin XVIIe siècle (≈ 1795)
Agrandissement de l’édifice.
1925
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1925 (≈ 1925)
À l’exclusion des parties classées.
1953
Classement du portail et façade
Classement du portail et façade
1953 (≈ 1953)
Protection des éléments romans majeurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église, à l'exclusion des parties classées : inscription par arrêté du 21 novembre 1925 ; Le portail et l'ensemble de la façade occidentale : classement par arrêté du 13 octobre 1953
Personnages clés
| Jean-Baptiste Castel - Premier curé constitutionnel de Haux |
Ancien moine de La Sauve-Majeure, apporta des sculptures. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Haux, située dans le département de la Gironde en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice composite dont les origines remontent au XIe siècle. La nef rectangulaire, la partie la plus ancienne, présente des murs en moellons irréguliers renforcés de contreforts plats, typiques de cette époque. Le chevet, reconstruit au XIIe siècle, arbore un chœur voûté en berceau et une abside en cul-de-four, tandis que la fenêtre axiale conserve son aspect roman. Le portail, l’un des plus élaborés de Gironde, est orné de plus de 150 sujets sculptés, dont des scènes de la vie du Christ et des voussures illustrant des thèmes apocalyptiques et agricoles. Ce portail, réalisé d’un seul jet, s’inspire de celui de l’abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux.
Au XVe siècle, un clocher-mur est érigé, s’appuyant sur deux contreforts qui masquent partiellement la façade romane. Le bas-côté nord, quant à lui, est ajouté à la fin du XVIIe siècle. L’église est partiellement classée Monument Historique en 1925 (inscription) et 1953 (classement du portail et de la façade occidentale). La façade occidentale, bien que partiellement cachée par des contreforts ajoutés ultérieurement, reste un témoignage exceptionnel de l’art roman girondin, avec ses chapiteaux historiés et ses voussures richement décorées.
Les sculptures incrustées dans les contreforts et la façade proviennent en partie des ruines de l’abbaye de La Sauve-Majeure, apportées au XVIIIe siècle par Jean-Baptiste Castel, premier curé constitutionnel de Haux et ancien moine de cette abbaye. Ces éléments, incluant des clefs de voûte représentant des scènes bibliques comme la Nativité ou l’Adoration des Mages, ajoutent une dimension historique et artistique supplémentaire à l’édifice. À l’intérieur, les chapiteaux romans du sanctuaire et de l’abside illustrent des thèmes variés, allant de scènes animales à des mises en garde contre les tentations charnelles, reflétant les préoccupations religieuses et morales de l’époque.