Construction de la première église 1454 (≈ 1454)
Édifice médiéval sur une colline, entouré d’un cimetière.
1787-1789
Construction de l’église actuelle
Construction de l’église actuelle 1787-1789 (≈ 1788)
Remplacement de l’ancienne église en croix latine.
1791-1793
Démolition de l’abbaye de Liessies
Démolition de l’abbaye de Liessies 1791-1793 (≈ 1792)
Lieu lié à la cure de l’église.
1793
Fermeture sous la Terreur
Fermeture sous la Terreur 1793 (≈ 1793)
Transformée en magasin de fourrage.
1794
Dommages par les Autrichiens
Dommages par les Autrichiens 1794 (≈ 1794)
Canons endommagent l’édifice.
1802
Rétrocession au culte
Rétrocession au culte 1802 (≈ 1802)
Réouverture après la Révolution.
1929
Installation des vitraux
Installation des vitraux 1929 (≈ 1929)
Scènes de la vie de Jésus.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Jean de Kessel - Écuyer
Dalle funéraire en pierre bleue.
Anne de La Biche - Épouse de Jean de Kessel
Dalle funéraire commune.
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Jeumont, située dans le département du Nord, est un édifice religieux construit entre 1787 et 1789 pour remplacer une première église du XVe siècle, devenue vétuste et menaçante. Ce nouveau bâtiment, érigé selon un plan en croix latine, fut immédiatement marqué par les bouleversements de la Révolution française. Dès 1793, sous la Terreur, elle fut fermée, mise sous séquestre et transformée en magasin de fourrage, tandis que l’abbaye de Liessies — dont dépendait sa cure — était démolie. Endommagée en 1794 par des tirs de canons autrichiens, elle ne fut rendue au culte qu’en 1802, après la période révolutionnaire.
L’église abrite des fonts baptismaux en marbre noir datant de 1516, classés monuments historiques, ainsi que cinq dalles funéraires en pierre bleue (XVe–XVIIIe siècles), dont celle de l’écuyer Jean de Kessel et de son épouse Anne de La Biche. Ces éléments témoignent de son ancrage historique local. Les vitraux, installés en 1929, illustrent des épisodes de la vie de Jésus, tandis qu’une statue du Sacré-Cœur (1931) orne son flanc sud. Le maître-autel du XIXe siècle, retiré dans les années 1960, rappelle les évolutions liturgiques modernes.
La première église, construite en 1454 sur une colline dominant le bourg, était entourée d’un cimetière paroissial disparu à la fin du XVIIIe siècle. Sa démolition fut motivée par son état de délabrement avancé. Le site, lié au diocèse de Lille, conserve ainsi des traces architecturales et funéraires de cinq siècles d’histoire religieuse et communautaire, entre Moyen Âge et époque contemporaine.
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