Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction de l'église primitive
Construction de l'église primitive
XIIIe siècle (≈ 1350)
Fondations et murs latéraux du chœur conservés.
1466-1469
Église en ruine post-guerre
Église en ruine post-guerre
1466-1469 (≈ 1468)
Visites archidiaconales mentionnant son état.
1549
Consécration de l'église reconstruite
Consécration de l'église reconstruite
1549 (≈ 1549)
Protection de Jean d’Escoubleau, seigneur local.
1780
Transfert de *La Diège*
Transfert de *La Diège*
1780 (≈ 1780)
Sculpture déplacée après ruine de sa chapelle.
1850
Redécouverte de *La Diège*
Redécouverte de *La Diège*
1850 (≈ 1850)
Retour à l’église après la Révolution.
1863
Restauration de *La Diège*
Restauration de *La Diège*
1863 (≈ 1863)
Dirigée par Eugène Viollet-le-Duc.
17 février 1950
Classement monument historique
Classement monument historique
17 février 1950 (≈ 1950)
Inscription sur la liste officielle.
1974-1975
Restauration de l’orgue
Restauration de l’orgue
1974-1975 (≈ 1975)
Agrandissement par Adrien Maciet.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Martin : inscription par arrêté du 17 février 1950
Personnages clés
| Jean d'Escoubleau - Seigneur de Jouy-en-Josas |
Protecteur de la reconstruction (XVIe siècle). |
| Eugène Viollet-le-Duc - Architecte-restaurateur |
Supervisa la restauration de *La Diège* (1863). |
| Paul Nicod - Maître-verrier |
Auteur des vitraux (1858). |
| John Abbey - Facteur d’orgues |
Constructeur de l’orgue (1872). |
| Louis-François Trouard - Architecte-décorateur |
Auteur du confessionnal (XVIIIe siècle). |
Origine et histoire
L'église paroissiale catholique Saint-Martin de Jouy-en-Josas, située dans le département des Yvelines en Île-de-France, a été construite au XVIe siècle sur les fondations d’une église primitive du XIIIe siècle. L’édifice actuel, consacré en 1549, conserve des éléments médiévaux comme la base du clocher et les murs latéraux du chœur. L’église, tombée en ruine après la guerre de Cent Ans et les épidémies de peste, fut reconstruite grâce à la protection de Jean d’Escoubleau, seigneur local, dont la famille avait son tombeau dans le collatéral.
L’intérieur se distingue par une nef principale et une nef latérale, séparées par des arcs en ogive et couvertes de voûtes. Une frise peinte, ou litre funéraire, orne les murs, affichant les armoiries des seigneurs mécènes, dont la famille d’Escoubleau de Sourdis. Les vitraux, réalisés par Paul Nicod en 1858 et complétés en 1986 par Annie et Patrick Confetti, illustrent des scènes religieuses et la vie des saints, notamment Saint Martin, patron de l’église.
Le joyau de l’église est La Diège, une Vierge à l’Enfant en bois du XIIe siècle, originaire d’une chapelle du hameau de Viltain. Sauvée pendant la Révolution après avoir été cachée dans un mur, elle fut restaurée en 1863 sous la direction d’Eugène Viollet-le-Duc. Cette sculpture romane, aux plis rigides et à l’iconographie insolite (l’Enfant Jésus porté par des anges), était autrefois un objet de pèlerinage.
Le mobilier inclut des stalles du XVIe siècle, une plaque commémorative de 1549 gravée de scènes hagiographiques (Saint Martin, Saint Roch, Saint Sébastien), et un confessionnal du XVIIIe siècle dessiné par Louis-François Trouard, provenant de la cathédrale de Versailles. L’orgue, construit en 1872 par John Abbey avec des éléments anciens, fut restauré en 1974.
Classée monument historique en 1950, l’église a subi des restaurations majeures aux XIXe et XXe siècles, notamment pour réparer les dégradations post-révolutionnaires. Son clocher, initialement autoportant, domine le bas-côté sud, tandis que la façade ouest arbore un portail Renaissance encadré de colonnes.
Les archives mentionnent un avant-projet de restauration de la façade par la famille Vaudoyer, dont la réalisation reste incertaine. L’édifice, propriété de la commune, témoigne des évolutions architecturales et religieuses de la région, des pèlerinages médiévaux aux transformations modernes.